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introduits dans Je rectum et à y demeurer uri certain temps, comme calmans ou comme purgatifs. Ce sont ordinairemunt des onguens ‘ou des pommades appliqués sur des mèches de charpie, ou du savon convenablement taillé , que l’on emploie à cet usage.
6 XLVI. Quant aux combinaisons chimiques à l’aide desquelles on prépare certains médi-
camens, nous ne pouvons en rien dire ici de général; aussi aurons-nous soin de les indiquer
à l’histoire particulière de chacune de ces sub- stances.
De la classification des médicamens.
6 XLVIT. Les classifications ne sont vraiment utiles, que lorsqu'elles sont fondées sur les pro-
priétés dont la connaïssance est l’objet principal
de la science à laquelle on les applique; mais, par cela même que,gdans les diverses sciences raturelles, on envisage lès corps sous des poinis
‘de vue différens , il est évident que chacune d'elles doit avoir sa classification particulière. Les caractères physiques d’un corps n’ont souvent
rien de.commun avec ses propriétés chimiques ou thérapeutiques, C’est donc à tort que lon a quelquefois appliqué la mème classifitation à Vhistoire naturelle, à la chimie ou à la. pharma-
<ologie ; ; car la première a pour but l'étude des
('xc ) formes extérieures des corps ; la seconde , celle de leur composition intime et leur réaction les uns sur les autres, et la troisième, celle des effets. qu’ils produisent sur l’économie animale. On voit donc que, lorsqu’en pharmacologie on a pris pour base de la classification des médicamens, soit l’histoire naturelle , soit la chimie, on ne facilitait point l’étude de cette science , et que l’on “manquait le but qu’on s’était proposé; car, ainsi! que nous l’avons déjà dit, les propriétés physiques : et chimiques des substances employées en médecine sont souvent loin d’être d'accord avec leur mode d'action sur l’économie animale, qui est l’objet de cette étude.
On a bientôt senti la nécessité de prendre ces dernières considérations pour bases de l’arrangement méthodique des médicamens; mais les diverses tentatives que l’on a faites dans cette vue n’ont pas été également heureuses. En effet, quelques auteurs lés ont rangés d’après les vertus spécifiques qu’on leur attribuait pour combattre | telle ou telle maladie; c’est ainsi qu'on a fait des classes de médicamens fébrifuges, antiarthritiques, antiscorbutiques, antisiphilitiques, etc. D’autres les ont classés d’après les effets secon— daïres qui peuvent résulter de leur action, et ont établi presque autant de divisions qu’il y à d’in-! dications curatives à remplir, sous les noms d’emménagogues , d’expectorans ; de béchiques
( xcr ) d'hydragogues, de sialagogues, etc., ils ont rassemblé des médicamens qui peuvent, en dernier résultat, favoriser l'écoulement menstruel, etc. , quelle que soit du reste leur action primitive sur | l’économie animale.
On a enfin cherché à arranger les médicamens d’après les changemens physiologiques qu’ils produisent dans l’action des organes. Gette méthode est, sans contredit, la plus rationnelle et la plus utile; mais malheureusement nos connaissances sous ce rapport ne sont pas assez avancées pour qu’il soit possible de fonder sur ces considérations une classification parfaitenent rigoureuse. Quoi qu'il en soit, nous les avons prises pour base de celle que nous suivons dans le cours de cet ouvrage. Elle se rapproche beaucoup de celle de M. Barbier, et, quoique bien loin d’être à l'abri de reproches, nous croyons qu’elle peut faciliter l'étude de la matière médicale, et ne pas être sans quelque utilité dans la pratique.
Nous divisons donc les médicamens , d’après leurs effets primitifs en :
10 CAUSTIQUES, qui, par leur action chimique, désorganisent les parties du corps avec lesquelles ils sont en contact;
20 RugéFiANS et EPISPATIQUES , qui déterminent linflammation des parties auxquelles on les applique sans les désorganiser ;
30 ASTRINGENS, qui, appliqués aux lissus vi-
( xCIr ) vans, produisent une sorte de resserrement fribrillaire , et n’agissent guère que localement ;
4 TonIQUES, qui, par leur action générale, tendent à augmenter l'énergie des organes :
50 EXCITANS, qui stimulent le tissu des organes, et augmentent l’activité et la rapidité de leurs fonctions.
Nous les subdivisons en :
Généraux, dont l’action stimulante se fait sentir à toute l’économie.
Spéciaux, qui agissent plus particulièrement sur un ou plusieurs organes, tels que lesreins, la peau, le système nerveux, etc. ;
60 NARCOTIQUES ou STUPÉFIANS, qui agissent spécialement sur le système nerveux, et qui tendent essentiellement à diminuer son activité’, ou même à suspendre momentanément ses fonctions ;
7° EMÉTIQUES, qui excitent la contraction de l'estomac et des muscles abdominaux, et pro-. duisent ainsi des vomissemens :
80 PUuRGATIFS, qui déterminent à la surface « interne des intestins une irritation passagère et modérée , d’où résultent des évacuations alvines ;
g° LAXATIFS, qui produisent des évacuations alvines, mais en agissant plutôt comme émolliens que comme irritans ;
100 TEMPÉRANS, qui modèrent la trop grande activité des organes, et plus spécialement la rapidité de la circulation ;
( XCI!I ) 119 EmozLiENs ; qui tendent à ramollir les issus avec lesquels ils sont en contact ;
120 ANTHELMINTIQUES , qui, sans agir d' une manière très-marquée sur l’économie, détermiñent la mort ou l'évacuation des vers intesti-
naux.
(:xcIv )
Liste des Signes ct Abréviations