C. B. Racines rampantes; tiges droites feuilles molles et
vertes; épi allongé et comprimé; épillets distiques, sans
arêtes, renfermant 4 à 5 fleurs.
P.P. Racine longue, cylindrique, grêle, noueuse, d’un blane jauñâtre , inodore et d’une saveur farineuse et légèrement sucrée.
P. C. Elle contient de la fécule, du sucre et du mucilage dont l’eau bouillante s'empare facilement. L
U. Cette racine est d’un usage presque populaire. On l’emploie dans la plupart des affections inflammatoires. On l’a conseillée comme diurétique dans les hydropisies, mais son acton est trop faible pour qu'elle puisse être de quelque utilité dans la plupart des affections de cette nature.
D. £r M. n’4n. Décoction, % {5 à j par fbij d’eau.
Oncr. Hordeum. Graine de l’Hordeum vulgare , H. heæasticon et H. disticon. L., plantes indigènes s P , généralement cultivées.
C. B. Fleurs hermaphrodites, en épis; 2 balles unilatérales à chaque fleur; 3 étam.
P. P. Pour les usages médicinaux, on dépouille l'orge de son enveloppe corticale , et on le nomme alors Orge mondé, Hordeum mondatum ; lorsqu’en outre, on l’arrondit par l’action d’une meule, on l’appèle Orge perlé, H. perlatum.
P. G. La farine d'orge contient : principe insoluble dans l’eau , nommé Hordéine 55; amidon 32: sucré 5; gomme 4; gluten 3 et résine jaune 1. L’orge germé renferme 56 d’amidon , 15 de sucre, 15 de gomme, etc. ; par conséquent, il est préférable comme émollient à l’orge non germé. La pellicule contient un principe amer.
U. L’orge est une des substances émollientes les plus employées. On l’administre en décoction dans Presque toutes les affections inflammatoires. L’orge germé forme la base de la Bierre, boisson connue de tout le monde.
D. sr M. p’AD. Décoction, % j à ij par 15 ÿj d’eau. Décoction d'orge comp. L. ( décoction d'orge, 1B i;, figues sèches % ij, réglisse contuse % ff, raisains secs Z 1j). q-q-
Gruau. Grutum. Avena excoricata. Graine de l’Avena sativa et de 4. nuda. L., plantes indigènes, cultivées.
C. 8. Fleurs hermaphrodites , en panicules; 2 balles renfermant 2 à 7 fleurs ; 3 à 7 étam.
P. P. Grains d’avoine mondés de leur enveloppe et grossièrement pulvérisés.
P. G. Ces graines sont composées : de fécule 59 ; albumine 4 ; gomme 2,5 ; sucre et principe amer 8, et huile fixe jaunâtre ».
U. st M. p’AD. Les mêmes que ceux de l’orge. On recommande l’eau de gruau dans les affections inflammatoires des organes pulmonaires.
Le son, Fur, est l'écorce des graines du froment, ns æstivum et T. hybernum. L., détachée par l’action de la meule. On en prépare une décoction émolliente que l’on administre comme tisane, ou en lavemens, lotions, bains, etc. C’est, comme on sait, avec la farine de cette céréale qu’on fait le meilleur pain. La mie de pain blanc, cuite dans l’eau ou dans du lait, sert à la préparation de cataplasmes émolliens. Elle entre aussi dans la composition de la Décoction blanche. P. La pâte de farine de froment fermentée , ou levain , sert encore
à préparer des topiques irritans et légèrement ruü-"
béfians, qu’on peut rendre vésicans en y ajoutant.
un peu de poudre cantharides.
Le Riz, Oryzæ senuna, Oryza sativa. L., est une plante originaire de l'Inde, et cultivée dans le midi de l’Europe. Les graines que tout le monde
connaît, contiennent plus de 8o parties d’amidon
sur 100 et une trés-petite quantité de gomme et"
de sucre. La décoction de riz ou Eau de riz est employée comme émolliente; on l’administre avec avantage dan les affections inflammatoires du canal digestif, telles que la dyssenterie, la diarrhée aiguë , etc.
Le Sarsr ou Salap, fécule extraite des bulbes |
de POrchis mascula. L., et de quelques autres espèces voisines de la famille des Orchidées ; le Sacov, fécule amylacée qu’on retire de diverses espèces de
palmiers et entre autres du Sagus farinifera. L. ;
l'Arrow-ro0T, autre fécule provenant des racines des Maranta indica et arundinacea de la famille des Amomées ; le TArioka et la FARINE DE CASsAVE, ex-
traits des racines du Jatropha manihot. L., de la.
famille des Euphorbiacées ; la Fécue DE POMME DE - xERRE, obtenue des tubercules du Solanum tuberosum. L., de la famille des Solanées, et enfin J’Am»ox qu'on retire de la plupart des graines céréales , sont employés en médecine comme émol-" liens et comme alimens RE C’est ordinairement sous forme de gelée qu’on les administre.
Les graines de plusieurs cucurbitacées telles que la Cource , Cuecurbita lagenaria. L., la CrirRourrxe, Cucurbita pepo. L. , le Mecon , Cucumis melo. L,, et le Cowcouere , Cucumis sativus. L., étaïent autrefois désignées sous le nom de Semences froides majeures. Elles contiennent toutes une huile fixe et du mucilage ; ainsi elles peuvent servir, après avoir été dépouillées de leur enveloppe, à faire des émulsions; mais on ne les emploie plus guère aujourd’hui à cause de la facilité avec laqueile elles rancissent. Il en est à peu près de même des semences du Cnanvrk, Cannabis sativa. L., qui portent vulgairement le nom de Chenevis. On les emploie en décoction, en émulsion, ou en infusion, dans les inflammations des voies urinaires.
Les graines du Cornc, Pyrus cydonta. L., et celles du Psyzcium, Plantago psyllium. L,, contiennent une grande quantité de mucilage, et servent à la préparation de topiques émolliens. On emploie encore, aux mêmes usages el sous forme de cataplasmes, le Seneçon vuicaire, Senecio vulgaris. L., de la famille des Synanthérées-Corymbifères, PAcanrue mozce, Acanthus mollis. L., de la famille des Acanthacées, les Oricnoxs pe Lys, Lilium candidum, L., et le Porreau, Allium porrum, L., de la famille des Liliacées.