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ï { des appliquant à lOrium sa méthode d’analyse des substances végétales, au moyen des dissolutions de sels neutres, M. Robinet est arrivé à la découverte d’un nouvel acide qu’il a nommé Codéique. Ge corps est blanc, très-acide , et se présente sous la forme de cristaux. C’est avec cet acide que la morphine est combinée dans l’opium, et non pas, comme on lavait cru jusqu'ici, avec l’acide méconique , qui s’y trouve à l’état de méconate acide de soude. Le codéate de morphine est blanc et d’une saveur très-amère. Il cristallise facilement en aiguilles soyeuses, qui se réunissent à un centre commun, et donnent naissance à des mamelons hérissés de pointes qui ressemblent beaucoup aux fleurs de certaines synanthérées. Ces cristaux ont peu de consistance , et se décomposent à une température de 100° degrés. Ce sel est très-soluble dans l’eau et dans l’alcool, mais insoluble dans l’éther. Le même chimiste a aussi constaté que la morphine a la propriété de donner naissance à une belle couleur bleue avec les sels de fer peroxidé.
On a fait quelques essais avec le codéate de morphine, et l’on s’est assuré qu’il jouissait de
( 445 ) toutes les propriétés des autres sels solubles de morphine.
L’ÉCORCE DE LA RACINE DU GRENADIER, Puniea granatum. L., dont nous avons dit un mot page 49, s'emploie avec beaucoup de succès pour combattre le ténia. On l’administre à la dose de 3 ij dans ij d’eau. On fait macérer pendant 24 heures, puis on fait bouillir jusqu’à réduction à moitié. On divise le liquide restant en trois doses qu’on prend à une demi-heure d'intervalle. Il est rare que cette quantité ne suffise pas pour déterminer l’expulsion du ténia.
‘Le sOUS-BIGHLORURE DE CHAUX que l’on prépare en faisant passer un courant de chlore à travers un cylindre de plomb rempli de chaux éteinte, jusqu'à ce que cette subtance n’absorbe plus de gaz , vient d'être employé avec beaucoup de succès, non-seulement comme moyen désinfectant, mais aussi comme agent thérapeutique. En effet ; la dissolution de ce chlorure dans une certaine quantité d’eau détruit l’odeur infecte et les miasmes putrides qui s’échappent des substances animales en putréfaction , des fosses d’aisances , etc., et MM. Ségalas, Lisfranc, Girard, etc. , ont obtenu de très-bons effets de l’usage de cette dissolution comme topique dans le traitement des plaies frappées de gangrène, des ulcères atoniques ou siphiliques, des brûlures au second degré, etc. Mais, d’après les expériences de M. Ségalas, il paraît qu’il ne faut l’employer qu'avec ménagement sur
ies surfaces dénudées et spécialement sous forme d’injections dans les parties génitales, à cause des effets fâcheux qui peuvent résulter de son absorption. La dissolution concentrée de ce chlorure s”obüent en triturant dans an mortier de verre 1 p. de chlorure avec 8 p. d’eau, et en filirant le produit. Lorqu’on veut l’employer comme moyen désinfectant, on étend celte dissolution de 12 ou 15 p. d’eau, et on s’en s’est pour laver les objets d’où se dégagent les miasmes, ou les parois des chambres qui les renferment. Gette méthode est bien préférable aux fumigations de chlore, car elle est plus efficace, et ne présente pas les inconvéniens qui résultent des vapeurs de cette subtance irritante.
Le sOus-BICITLORURE D’OXIDE DE SODIUM possède les mêmes propriétés désinfectantes. M. Labarraque , qui, le premier proposa l'usage de ces dissolutions de chlorures alcalins, s’est servi avec succès de cette substance pour combattre les asphyxies produites par les fosses d’aisances. M. Cullerier neveu en a constaté l'utilité dans le traitement local de certains uicères. Enfin, il paraît qu’elle posséde les mêmes vertus que le chlorure de chaux; mais on lui préfère, en général, ce dernier, à cause de son prix peu élevé.