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CHAPITRE XIII

MÉDICAMENS ANTHELMINTIQUES OU VEBMITUCLS,

Les médicamens anthelmintiques (awrt, contre ct cho, ver) ou vermifuges (vermis, vér ef fugio, je chasse) sont ceux qui jouissent de là propriété de faire périr les vers intestinaux, ou de lès expulser au-dehors. Ges effets sont souvent produits par lès purgatifs drastiques, et certaines autres substances dont l’action sur l'économie animale est très-vive, telles que le camphre, l'huile de térébenthine, certains toniques ou astringens très-énergiques, ett., comme on a-pu le voir dans les chapitres précédens. Maïs il'est'un certain nombre de: substances qui, sans exercer une action bien mare quée sur l’économie en général, paraissent être délétères pour les vers: qui existent dans le canal digestif: C’est’ dé celles-là séulement dont nous devons nous occuper’ ici, car’ les autres ont déjà été décrités. Le nombre des vermifuges, proyrement dits, est très-limité ; ils nous sont fournis par les règnes végétal et minéral. Nous ne pouvons en rien dire ici de général, si ce n’est que danéla plu-

( 458 ) pat des cas ,on les administre à l'intérieur et qu’on fait suivre leur usage de celui d’un purgatif pour faciliter l'expulsion des vers.

Famille des Algues.

C. B. Acotylédones, dont l'organisation est très-simple ; en effet leur substance paraît homogène où seulement lraversée par quelques filamens vasculaires , el Les organes de la fructüification, lorsqu'ils existent, sont renfermés dans l’intérieur de la plante ou dans des conceptacles particuliers.

Mousse pe Conse. Varec vermifuge. Helminthocorton. Fucus helminthocortos. L., plante marine qui croît sur les côtes de la Méditerranée et de l'ile de Corse.

C. B. Tiges grêles et cylindriques , terminées par de peüls rameaux crochus, sur les parties latérales desquels se trouvent des tubercules sessiles qui renferment les organes de la fructification.

P. P. La consistance de cette plante est cartilagineuse ; sa couleur est terne et d’un rouge-brun ; sa saveur amère, salée et nauséabonde ; son odeur saumâtre et désagréable. ÆElle se présente sous forme de touffes très-serrées , formées par des filamens nombreux, réunis en faisceaux par la base, entrelacés et accrochés les uns aux autres par de petits crampons dont les tiges sont armées. Dans le commerce, elle est toujours mêlée avec différentes espèces de varecs filamenteux, de céramions ; de corallines, etc.

P. C. Elle est principalement composée de gélatine et de sels à base de potasse et de soude. On y trouve de l’iode comme dans la plupart des varecs. L’eau s’empare de ses principes actifs.

U. L'influence que cette substance exerce sur l’économie animale est très-peu marquée ; cependant elle peut irriter légèrement le canal digestif ; mais, d’un autre côté, elle agit avec beaucoup d’énergie sur les vers intestinaux. C’est principalement chez les enfans et contre les vers lombricoïdes que son usage est suivi de très-bons effets.

D. er M. »’An. Poudre , g' x à 3 1j, incorporée dans du miel. Infusion , 3 j à % j dans un verre d’eau ou de lait. Gelée. P. (mousse de Corse % iv, eau iv, vin blanc #bj, sucre 1bj 8 , ichtyocolle 3 ij), 3 ij à % j et plus.

La Conaune ne Corse, Ou coralline blanche, Corallina officinalis. L., que l’on confond souvent avec la mousse de Corse , est un zoophyte que lon rapporte au genre Polype, mais dans lequel on n’a pu jusque ici apercevoir de polype. Elle est sous forme de tiges calcaires, articulées, d’apparence homogène , et d’une couleur blanche. Cette substance est tout-à-fait inerte par elle-même, et ne parait devoir sa réputation, comme anthelmintique , qu'aux varecs avec lesquelles elle est toujours mêlée , et aux matières salines dont elle est imprégnce.

Famille des Fougères.

Foucèrs marx. Felieis maris radix. Polÿpodium filix masi Le Néphrodium filix mas. R:, plante vivace , herbacée, indigène. P. U. La racine:

C. B' Räcine, souche souterraine ; feuilles grandes, pétiolées , ovales, pinnées, pinnulés rapprochées, irès-longues et'pinnatifides ; pétioles-courts, d’un brun foncé, et couverts d’écaillés; ffuetifieations réniformes et'arrondies.

P. P. Racine de six à huit pouces de long, de la grosseur du pouce, noueuse , brune et écailleuse à l’exiérieur ; d’une odeur désagréable et. d’une saveur amère.un peu acerbe:

P.G. Elle contient une matière extractive amère, : un principelacerbe, de la fécule et une matière gélatineuse ; l’eau.s’empare d’une partie de ses principes actifs.

U. Cette substance n’agit que très-faiblement sur l’économie animale ; mais. elle paraît être délétère pour les vers intestinaux. En effet, on l’emploie avec beaucoup de succès pour détruire les lombrics, les trichocéphales et même les ténias.

D. er M. D’an. poudre, 3% ij à üij; deux heures après. son administration, on donne un purgatif pour déterminer l'expulsion des vers.

Famille dés S'ynanthérées.

Semex-Conrra. Santolina, Artemisia judaica. L.,.

}.C8fe } arbuste qui croit dans l’Arabie et Ie nord de FÀfrique. P. U. Les graines, les capitules et les ramifications supérieures.

C. B. Tige rameuse, pubescente et d'un gris cendré; feuilles petites, cotonnenuses; fl. jaunâtres , peliles, en panicule peu serrée ; réceptacle nu et plane ; fruits sans aigretles.

P. P. Capitules oblongues , formées d’écailles imbriquées , recouvrant des semences ovoiïdes , jaunes , applaties et des rudimens de fleurs ; odeur forte et aromatique ; saveur amère. On mélange presque toujours dans le commerce cette plante avec les parties analogues de l’Artemisia contra. L., qui en est très-voisine.

P. C. De même que toutes les autres plantes de ce genre, elle contient un principe amer gommorésineux et de l’huile essentielle.

: U. Cette substance est regardée comme un anthelmique très-énergique. C’est principalement contre les lombrics et les ascarides vermiculaires qu’on l’emploie.

D. tr M. n’An. Poudre , gr xx à 3 ij, incorporée dans du miel. Infusion, 3 ij à üij dans de l’eau , du vin, ou du Jait. x

Les bulbes de lAiz, Allium sativum. L., de la famille des liiacées jouissent de vertus stimulan-

tes très-prononcées, On les emploie souvent comme anthelmintiques, en infusion dans de l’eau, du vin

( 442 ) ou du lait. Pilés, on les applique sur la peau, iis produisent de la rougeur et même une vésication , qui est quelquefois suivie d’ulcérations difficiles à guérir.

Éran. Stannum. Métal qui se trouve dans la nature à l’état d’oxide ou de sulfure , en Allemagne, en Angleterre, en France, etc.

P. P. L’étain métallique est solide , malléable, d’une couleur blanche, d’une pesant. spécifiq. de 7,29. Chauffé, il devient légèrement odorant, et fond à 200° centigr., sans se volatiser.

P. GC. I absorbe facilement loxigène , à l’aide du calorique, et forme alors une poudre blanche, soluble dans les acides. Il peut former, avec le soufre, deux combinaisons dont l’une (bi-sulfure) porte le nom d’or mussif.

U. Ce métal a été vanté dans le traitement de plusieurs maladies, mais ne paraît être vraiment utile que comme anthelmintique.

D: £t M. D’AD. Poudre ou limaille, % ff à j, incorporée dans du miel ou du sirop.

Le Brsucrure D'Érain ou or mussif, jouit également de propriétés vermifuges très-marquées. On le donne à la dose de gr. 10 à 15 deux fois par jour.

Le Brrume narure, ou haile de Naphte, est une substance sur l’origine de laquelle on n’est pas d'accord. On croit cependant qu’elle est le produit de la fermentation putride de la houille, ete. On le trouve! assez abondamment , à une certaine pro-

( 445 ) fondeur, sur Les bords de la mer Caspienne, dans la Calâbre , etc. HUM

C’est un liquide transparent, d’un blanc légèrement jaunâtre, d’une pesant. spccifiq. de 0,85, d’une odeur particulière et désagréable. Il est trèsvolatil, s’enflamme à l’approche d’un corps en ignition. Îl est insoluble dans l’eau et soluble dans l’alcool , l’éther et les huiles, et paraîtentièrement composé d'hydrogène et de carbone.

On l’emploie comme anthelmintique à la dose de gouttes x à 3 j et plus, uni à l’éther pour en masquer l’odeur.

Le Pérroce qui est un mélange de naphte et de bitume asphalte se trouve en France, et a été employé aux mêmes usages que le précédent. C’est un liquide onctueux, d’un brun noirâtre , presque opaque et d’une odeur forte et désagréable,

Les autres médicamens que l’on administre encore le plus ordinairement, comme anthelmintiques, et dont nous avons déjà fait l’histoire , sont PÉconces pe enexanier , lé Quinquina , la Cévaprere, PHoice EsSENTIELLE DR TÉRÉBENTHINE, le CAMPHRE l’Assa-rœma, l'Éruen, l'Huice pe RicIN et un grand nombre d’autres substances purgatives très-énergiques , la Same, la Vazérrane , l'HyDRO-CHLORATE D’AMMONIAQUE, les préparations ferrugineuses et mercurielles , Le Sourre , etc.

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