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SUBSTANCES VÉSICANTES TIRÉES DU RÈGNE ANIMAL. W

Canrmamines. Cantharidæ. Cantharis vesicatoriæ Geoff. Meloe vesic. L. Litta vesic. Fab. Insecte coléoptère, hétéroméré , famille des épispastiques ,. très-commune en Espagne, en Italie, en France, etc. ; vit en général sur le frêne.

C. ewromozociques. Longueur, huit à dix lignes; an= tennés noires, filiformes ; élytres longues, molles et flexibles ; d’un vert doré brillant ; tarses d’un brun foncé. P. P. Désséchées, légères, très-friables ; odeur particulière , désagréable , pénétrante ; saveur très- We âcre.

P. GC. D’après M. Robiquet, elles contiennent

une substance blanche, cristalline, insoluble dans l’eau, soluble dans l’éther, alcool bouillant et les huiles, qu’on a nommée cantharidine, et qui ess

Là

Fa (25) le principe vésicant de ces insectes; une huile verte , une matière noire insoluble dans Peau , une matière jaune soluble dans l’eau, de l’acide urique, de l'acide acétique , des phosphates, etc.

Prér. On fait périr les cantharides en les plaçant dans des tamis au-dessus de vases contenant du vinaigre concentré en ébullition; puis on les dessèche au soleil.

*U. Les cantharides sont les substances les plus généralement employées pour établir les vésicatoires. Elles peuvent cependant être absorbées, et donner lieu à des accidens dépendant de l'influence irritante qu’elles exercent alors sur l’économie en général, mais spécialement sur les organes génitourinairés. C’est ainsi qu’on voit quelquefois se déclarer la strangurie , le priapisme, etc., à la suite de l’application d’un vésicatoire.

On emploie aussi les canthdfides à l’intérieur dans un grand nombre de cas, comme stimulant très-énergique : on s’en sert avec avantage dans les hydropisies , certaines névroses , la paralysie, etc. ; enfin on a profité de leur action spéciale sur les organes génito-urinaires pour combattre les paralysies de la vessie , les écoulemens blennorrhagiques très-anciens , l’anaphrodisie , etc. 4

D. gr M. p’an. Comme épispastique, en poudre q: q., sur l’Emplätre de cantharides ( cantharides pulvérisées , cire jaune et graisse de mouton, ana 4 p., résine jaune, 1 p-}. Taffetas épispastique (p. €. de cantharides, de myrrhe, d’euphorbe et d’écorce de Daphné). Pommade épis pastiquè

Ms

Ni à * me (16) 1 verte P. (eantharides 1/32 mêlées avec onguent populum ; cire blanche, vert-de-gris et extrait d’opium). A l'intérieur, | en poudre, g° j à iv. Teinture (cantharides pulv, 1 p., | alcool 8 p. il s’y trouve 1/55 de principes solubles), goutles | x à xx. À l'extérieur, en frictions;q. q.

SUBSTANCES VÉSICANTES TIRÉES DU RÈGNE VÉGÉTAL. Famille des Thymélces.

C. B. Dicotyl. apétales ; étam. pérygines ; liges ligneuses ; feuilles alternes, souvent persistantes ; calice monosépale, | tubuleux, quatre ou cinq div.; huit ou dix étam.; pistil simple; un style et un stygmate ; ovaire supère, uniloculaire ; | fruit, baie monosperme ou akène. |

Garou. Sain-bois. Daphne gnidium. L. Arbuste qui croît dans le midi de la France, dans les lieux

secs et incultes. P. U. L’écorce.

| #“ C. B. Feuilles lancéolées, aiguës; fleurs blanches, odorantes; fruit, baie globuleuse , sèche, noirûôtre.

P. P. L’écorce du garou est en lanières menues , tenaces, grisâtres à l’extérieur , jaunes intérieure: | ment ; couvertes d’un duvet soyeux, et offrant des | rides transversales; inodore; d’une saveur extrêmement âcre et brûlante. /

P. C. Paraît devoir ses propriétés vésicantes à

‘un principe particulier découvert par M. Vauque lin et qu’on a nommé Daphnine. Cette substance. est volatile, alcaline, soluble dans l’eau ; sa saveur, nulle d’abord , se développe peu à peu et de-

1) vient très-âcre ; contient en outre du ligneux, des sels, etc.

U. Employée à l'extérieur pour établir des exutoires lorsqu'on redoute l’action des cantharides sur appareil génito-urinaire ; on l’a administrée à l'intérieur comme stimulant général et diaphorétique ; on en a conseillé l’usage contre les dartres, les scrophules, la syphilis constitutionnelle , le rhbumatisme chronique, etc. Peu usité. |

D. gr M. p’An. À l'extérieur, comme vésicant, un morcéau macéré dans du vinaigre et appliqué sur la peau; en pommade, lotions, etc. À l’intérieur, poudre, g° j à x. Décoction. E, (Garou 3 ij, réglisse,Z ff, pour Ïb ïij d’eau réduites à Fb 1j) % ‘iv à vj, trois fois par jour.

Le Dapane mezereum et le D. LAUREOLA , voisins du précédent, possèdent les mêmes propriétés et peuvent très-bien le remplacer.

Farulle des Cruciféres. ÿ

CG. B. Décotyl., polyp.; élam. hypogynés; tiges herbacées ; feuilles alternes ; cal. télrasép. caduc; corol., quaire pét. onguiculés, disposés en croix; six élam., deux pelilés et quatre grandes; un style et un silygmale ; ovaire à deux loges; fruit, en général, une silique ou une silicule, polyspermes: ,

Mouranne. Sinapics semina. Sinapis nigra, L.

Plante annuelle indigène qui croît dans les lieux un peu humides. P. U, Les graines.

| Ne | 128)

C. B. Tige dressée, rameuse; feuilles grandes, pessiless glabres : : cal. étalé; pétales dressés ; fleurs jaunes, peliles , disposées en épis; fruits, siliques grêles, tétragonales, graines brunâtres.

P. P. Entitres, les graines sont presque inodores; concassées, elles ont une odeur piquante et pénétrante; une saveur âcre , mordante et un peu amère ; les molécules qui s’échappent de ces graines irritent les yeux et provoquent le larmoiement. d

P. C. Suivant M. Thibierge, elles contiennent : 1° une huile fixe, douce , d’un jaune verdâtre , s0luble dans l'alcool; 2° une huile volatile, d’un jaune clair, pesante, d’une saveur âcre et piquante, : soluble dans l’eau et contenant du soufre ; sa vapeur irrite les yeux ; elle détermine la rubéfaction de la peau ; 3° de l’albumine végétale ; 4° du mucilage ; 50 du soufre ; 6° de l’azote, et 75 des sels à base de. chaux AT

U. Employée généralement comme assaisonnement; à plus hautes doses, très-excitante ; on l’a conseillée, unie au quinquina, dans les fièvres pu- *.trides pour combattre la stupeur, etc.; dans les hydropisies et les fièvres intermittentes ; à Pextérieur, comme rubéfiant et même vésicant, quand on redôute l'emploi des cantharides, ét qu’on veut obte= nir un effet très-prompt. Très-usitée.

D. £r M. p'an. A l'intérieur, graines entières, % j à 1j #0 concassées, 3 ii} à iv dans 5j de lail (on passe por séparer,

(49 ) Le caillot). En lavement, farine, cochl. ij à iij. À l'extérieur, en cataplasmes (sérapismes) humectée avec du. vinaigre ; en pédiluves de Z iv à vüj. Cette substance entre dans la composilion du vin antiscorbutique.

Famille des Coniférées.

€, B. Dicolyl. apét., monoïques, dioïques ou unisexuées ; tiges ligneuses; feuilles étroites, persistantes ; fleurs en chatons ; élam. nombre variable ; anthères uniloculaires ; ovaire conique, qui se change en akène. Ces végétaux sont remarquables par les sucs résineux qu'ils contiennent , el qui leur donnent une odeur aromalique.

CA

Porx pe Bourcoens ou Porx sAÛNE. Pixarida. Suc résineux concret fourni par le Pinus maritima , et le P. Sylvestris, L., qui croissent dans les parties montueuses de la France.

C. B. Tronc élevé ; rameaux étalés; feuilles lisses, d’un vert foncé, géminées; fleurs mâles en chatons écailleux; deux anthères attachées aux écailles ; fleurs femelles, aussi en chatons plus petits; cônes ovoïdes, pyramidaux, contenant des amandes d’un goût de térébenthine.

P. P. Masses fragiles, opaques, d’une couleur jaunâtre ou d’un brun rougeâtre ; odeur et saveur de térébenthine: s’amollissent à la chaleur de Ia main , et deviennent alors onctueuses et tenaces. .P. C, Se ramollit dans l’eau chaude; soluble dans l’alcool.

Paér.. En faisant: dés incisions a l'écorce du Pin

maritime, Le suc résineux sé concrète; on le détache;

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