CHAPITRE TL
SUESTANCES ÉPISPASTIQUES ET RUBÉFIANTES,
» petrotczzot
Les médicamens rubéfians (rubefacere, rougir ) f
sont ceux qui, appliqués sur la peau, y déterminent de la rougeur et les autres symptômes d’une inflammation légère; lorsque cette action est plus énergique ou plus long-temps prolongée, la rubéfaction est suivie d’une sécrétion de sérosité qui s’amasse sous l’épiderme , le détache , et détermine la formation de vésicules ou ampoules qu’on nomme phlyctènes ; phénomènes tout-à-fait semblables à ceux que produit une brûlure légère. On donne aux substances susceptibles d’agir de cette manière, le nom de vésicans ouépispastiques (ër:oTüw , j'attire). Ainsi ces noms divers n’expriment que des degrés différens d’une même action physiologique.
Quoique Paction immédiate de la plupart de ces médicamens soit purement locale , ils peuvent
quelquefois produire une excitation générale plus
ou moins vive; mais ces eflets ne sont que sympa-
thiques, et ne dépendent pas de l'influence qu’au-
rait la substance vésicante sur l’économie en géné-
“al. Cependant il en est quelques-uns qui peuvent
(14) être absorbés et produire des effets généraux, in: dépendans de toute influence sympathique.
C'est presque toujours dans la vue de déplacer
uneéirritation fixée sur un organe important, et den
l'appeler, pour ainsi dire, au-dehors, en un mot, pour produire une dérivation, qu'on proyoque ainsi l’inflammation de la peau , et qu’on entretient plus ou moins long-temps l’écoulement purulent:
qui en est la suite. "1
Dans certains ças, on profite de l’effet stimulant que les vésicans exercent sur l’économie en général, pour combattre la prostration des forces et autres symptômes adynamiques. CR