C. B.Se rapprochent beaucoup de ceux de-la précédente
P. P. Saveur piquante, âcre et amère; odeur nulle.
P. G. N'a pas été analysée. | U. Excitant plus énergique que la véronique officinale ; on range cette plante parmivcelles qu’on
nomme antiscorbutiques.
D: #t M. p’an. Suc exprimé , % ij à iv. Infusion, manip. j à ij par À ij d’eau. Eau distillée, % 1j à iv. Sirop, z 8 à ij. Extrait, D j à 3j. ?
On employait encore autrefois plusieurs autres plantes du genre Véronique; telles sont les Ÿ, cha- * mædrys, F, teucrium et F. spicata. L., dont les propriétés sont semblables aux précédentes. Elles sont complètement inusitées de nos jours.
Famille des Synanthérées, ordre des Corymbifères. C. B. (Voyez pages 85 el 88.)
Azsintue. Absinthit vulgaris summitates.s Artemisia absinthium. L. Plante indigène, vivace qui fleurit en juillet et août. P. U. Les feuilles et les sommités fleuries.
C. B: Tige herbacée, couverte d’un duvet blanchätre; feuilles tripinnatifides, blanchâtres des deux côtés ; fleurs fiosculeuses, petites, jaunâtres, formant une panicule très ailongée et pyramidale ; fleurons du centre, hermaphrodites
fertiles à 5 dents; ceux du disque, femelles à 2 denis ; fruit sans aigretle.
P. P. Odeur forte et aromatique; saveur trèsamère.
P. C. D’après M. Braconnot, elle est composée de, 1° matière azotée très-amère, soluble dans l’eau froide , peu soluble dans l’alcool 18: 2° matière azotée presque insipide 8; 3° matière résiniforme extrêmement amère, soluble dans lalcool et dans l’eau bouillante d’où elle se précipite par le refroidissement 1,4; 4° hüile volatile verte 0,95 5° chlorophylle 3 ; 6° albumine 7:93 7° fécule 1 ; 8° sels de potasse 7,5; 9° ligneux et eau 552. L'eau froide et l’alcool s'emparent des principes actifs. Suss. incomr. Les sulfates de fer et de zinc ; le’
sur-acétate de plomb.
U. Tonique stimulant très-usité : on l’emploie
(147) dans l’amménorrhée, la leucorrhée chronique , la dyspepsie , etc.; on s’en sert avec avantage dans les fièvres intermittentes ; on l’a aussi vantée comme anthelmintique,
D. sr M. p’4p. Poudre, D j à 3 j. Infusion à froid, 3 f à Z j par {D j d’eau. Teinture , 3 {S à ij. Vin, Z ij à iv. Eau distillée, Z j à iv. Huile essentielle, gouttes ïj à iv. Szrop , Dijà 3 ij. Extrait, 3 Q à 3. Sirop, 3j à 2 jf. Elixirde … Séoughton où teinture amère. P. (Absinthe » chamædrys, gentiane et écorces ‘d’oranges ana 6, cascarille x , rhubarbe /, aloès 1, alcool 216 p.) goutles, x a 3 ij.
L’ABSINTHE PONTIQUE, Artemisia pontica. L., a une odeur plus faible et plus agréable que la précédente ; elle paraît moins active ; d’ailleurs on l’emploie dans les mêmes cas et dé la même manière.
ARMOISE, Arlemisiæ summitates. Artemisia vulgaris. L. Plante vivace, indigène qui troît dans les lieux incultes, et qui fleurit en juin et juillet. P, U. Les sommités fleuries.
C. B. Tige herbacée , rameuse , rougeâtre, velue ; feuilles sessiles, vertes en dessus » Cotonneuses en dessous; fleurs flosculeuses, en petits épis axillaires ; réceptacle nu.
P. P. Odeur faiblement aromatique , saveur peu amère.
+ P. G. Contient une matière azotée amère et de l'huile volatile, L'eau et l'alcool dissolvent les principes actifs.
U. Stimulant, tonique peu énergique ; ceper-
dant cette plante est très-employée, surtout comme
emménagogue ; elle convient dans les mêmes cas que l’absinthe , seulement elle est moins active.
D. er M. D’an. Poudre, 3 f$ à j. Infusion , 3 j.à ij dans À j d’eau. Eau distillée, 3 j à iv. Sirop simple , 3 ij à & ÿj. Sirop d’armoise, AR P. (Armoïse, 48 p: aunée , livèche et fenouil, ana, 4 p., pouliot, cataire, sabine; ana, 48 p., marjolaine, hysope, pyrèthre, rue et basilic, ana, 24, anis et cannelle, ana, 9 p., hydromel 1296 p. sucre, 640 p-) Biÿà 3 i.
L’EsTRAGOnN. A. dracunculus. L., plante vivace,
originaire de Sibérie, et cultivée dans les jardins ,
se rapproche beaucoup de la précédente ; elle ên diffère par sa saveur fraîche et piquante et par son odeur ; on l’emploie ordinairement comme assaisonnement ; € est une substance excitante qui agit comme les sut dites antiscorbutiques.
L’Auronr. Abrotani herba. À. abrotanum. L., ar-
- buste qui croît dans le midi de la France , a une
odeur agréable de citron qui lui a fait donner le
- nom de Citronelle. Elle jouit des mêmes propriétés
que l’armoise et l’absinthe , et peut les remplacer avantageusement.
On emploie encore l’Artemisia glacialis et l'Artemisia spicata. L. Ces plantes jouissent des mêmes propriétés que les précédentes.
(149) Marricaie. Matricariæ vel Parthenii sumimitates. Matricaria parthenium. L. Plante indigène bisannuelle, itrès-commune. P. U. Les sommités fleur1es. ?
C.B. Tiges herbacées, droites, pubescentes; feuilles ailées; fleurs radiées , solitaires ; réceptacle nu , sans paillettes ; fruits sans aigretle.
P. P. Odeur forte et très-désagréable ; saveur chaude et amère.
P. C. Contient une huile essentielle de couleur bleue. L'eau et l’alcool s'emparent des principes actifs. 4
U. Stimulant, très-analogue à la camomille romaine, mais moins employée ; on l’administre particulièrement dans l’amménorrhée ou la leucorrhée entretenues ou produites par la faiblesse.
D. sr M. p’an. Poudre, 3j à 3 j. Infusion, 3 j à ij par Th 1j d’eau. Eau distillée, % j à üj. Suc exprimé, Z jai]. À l'extérieur, en lavement, lotion, fomentation, cataplasmes.
La Camomwizce onpmNaAIRE. Chamæïnelt vulgaris fiores. Matricaria chamomilla. L., plante indigène , annuelle, qui croît dans les champs cultivés; ne diffère guère de la précédente sous le rapport des caractères botaniques ; elle jouit des mêmes propriétés médicinales que la camomille romaine, et, quoique moins employée, peut très-bien la remplacer.
LA
\ "af 150 ) Miccerguizce. Millefolii herba ct flores. Achille millefolium. L. Plante vivace indigène , très-com-
mune dans les lieux incultes ; fleurit pendant tout Pété. P. U. Les fleurs et la racine.
C. B. Tiges dressées ; feuilles sessiles, velues , divisées en denis très-aiguës ; réceptaele garni de paillettes; fleurons du centre, hermaphrodites, fertiles, blancs, réguliers, ceux de la circonférence, femelle , fertiles ; fruits ovoïdes.
P. P. Odeur forte; saveur astringente, légèrement
aromatique. , P. GC. Contient une huile essentielle et un principe extractif amer. x
U. Stimulant tonique , un peu astringent ; on l’a beaucoup vantée autrefois dans le traitement des coupures et des plaies; son usage est aujourd’hui presque abandonné ; on l’a cependant conseillée dans les cas d’atonie nerveuse, d’hémorragies passives , dans les leucorrhées rebelles , etc.
D. gr M. p’An. Infusion, pince. j à üij par Tb1j d’eau. Eau distillée, % ij à iv. Srrop, Z { à ij. Huile essentielle, gouttes xv à 3 f$ dans une potion. À l'extérieur , en lotions, calaplasmes. .
La Prarmique. Pitarmicæ folia.' Achillea Ptarmica. L., qui croît dans les lieux humides, ne dif-
. fère guère de la précédente ; son odeur est aroma-
tique ; sa saveur ressemble à celle de lestragon ; on emploie assez fréquemment la poudre de ses feuilles comme sternutatisre ; la racihe mâchée excite la salivation.
En Suisse eten Savoie, on désigne sous le nom générique de génépi plusieurs autres plantes des genres Millefeuille et Armoise, telles que FAchillea atrata, A. nana et A. moschata: L, On les emploie à peu près dans les mêmes cas que la camomille et labsinthe.
Soucr orricinar. Calendulæ flores. Calendula officinalis. L. Plante annuelle indigène qui croît dans les lieux cultivés. P. U. Les sommités fleuries.
C. B. Tige rameuse , velue; feuilles alternes , sessiles, pubescentes ; fleurs solitaires , grandes, radiées, d’un jaune orangé très-beau ; fruits irréguliers, couverts d’aspérités.
P. P. Odeur désagréable et aromatique ; ‘saveur amère et âcre.
U. Stimulant employé avec avantage dans les cas d’amménorrhée causée par la faiblesse des organes, dans l’hystérie, etc. Peu employé.
D. gr M. p’Ao. Infusion , pince, j à ij dans 5 ij d’eau bouillante.
On peut employer dans les mêmes cas le souci des champs Calendula arvensis. L,, qui est trèscommun dans les vignes.
Tanaisre. Tanaceti herba, flores, semina. Tana - “cetum vulgare. L. Plante vivace indigène. :
C. B. Tiges dressées rameuses ; feuilles alternes pinnatüifides ; fleurs d’un jaune doré en corymbes terminaux ;
(152) involucre presque plane ; fruits surmontés d’un rebord membraneux.
P. P. Odeur forte, saveur âcre, amarescente, se rapprochant de celle du camphre.
P. CG. Contient de l’huile essentielle d’une couleur jaune verdâtre, un principe extractif, de la résine, etc. Elle cède ses propriétés à à Mean et à l’alcool. |
U. Employée dans les mêmes cas que les substances précédentes et surtout comme anthelmintique. Peu usitée.
D. #r M. D’an. Sommités , poudre, 3 f à ij. Infusion manip. j à àj par Ïb ij d’eau ou de vin. Graines, poudre, g° xà DJ. Infusion, 5 ij à Z {$ par TP ij d’eau. :
BaisamTe onorante. Menthe: coq. Balsamitæ herba. Costus hortensis. Tanacetum balsamita. XL. Cette plante possède une odeur forte, aromatique, très-agréable, et une saveur chaude et amère ; c’est un stimulant très-énergique , moins employée cependant que la tanaisie dont elle se rapproche sous tous les rapports. Ù
D. £t M. n’an. Les mêmes que ci-dessus.
La Saxroune. Santolina chamæcyparissus. L., qui croît dans le midi de la France, a une odeur trèspénétrante et une saveur amère et aromatique ; ses propriétés la rapprochent des précédentes; on Pa employée comme anthelmintique.
CE .: ef
(255) # . LJ Camomzce. Chamæmeli romant flores. Anthernis
mobilis. L. Plante vivace indigène, qui fleurit en juin et en juillet. P. U. Les fleurs.
C. B. Tige herbacée, rameuse, couchée ; rameaux uniflores; feuilles bipinnées, pubescentes ; réceptacle garni de paillettes ; fleurs radiées ; fleurons dû centre, jaunes, hermaphrodites , fertiles ; demi-fleurons de la circonférence, femelles, fertiles ; fruit avec un petit bourrelet membraneux à la partie supérieure.
P. P. Fleurs blanches, d’une odeur très-aromatique assez agréable ; saveur très-amère et chaude.
P. G. Contient une huile essentielle d’une belle couleur bleue, un principe gommo-résineux , du camphre et un peu de tannin. L'eau et Palcool dissolvent les principes actifs.
Sues. incowr. La solution de gélatine, Pinfusion de quinquina jaune , le sulfate de fer, le nitrate d'argent, le sublimé corrosif, les sels de plomb.
U. Stimulant et tonique puissant , très-usité ; on s’en sert avec avantage pour réveiller les forces digestives dans la dyspèpsie, la chlorose, la goutte, les coliques venteuses, ete. On en obtient encore de bons effets dans les fièvres intermittentes peu intenses ; dans les affections spasmodiques ; enfin on fait usage de son infusion chaude pour aider l’action des émétiques, etc.
D. er M. n’an. Poudre, 3:ij à iv. Infusion, ja ds nour 5 ij d’eau bouillante. au distillée, % 1j à iv. Teinture ; 3 @ à j $. Vin, Z j à üj. Eatrait, D] à 3 (à.
"(184 ) Huile essentielle, gouiles vj à x. À l'extérieur, en lotion ,
fomentation, lavement. Huile de camomille. P. (fleurs de camomille 1 p., huile d'olives 4:) En liniment.
CamomiL LE PUANTE. Anihemis cotula. L. Plante annuelle, indigène et très-voisine de la précédente ; son odeur est très-forte et désagréable, ses propriétés sont semblables à celles de la précédente, et on l'emploie de la même manicre et dans les mêmes cas ; on l’a beaucoup vantée dans le traitement de l’hystérie,
On peut encore se servir avec avantage dans les mêmes indications de la CamomiLrEe DES TerNru- | RIERS, Anthemis tinctoria. L., qui fournit une belle couleur jaune.
Pyaèrune, Pyrethriradix. Anthemis pyrethrum. L. Plante vivace, originaire des climats chauds. P. U. La racine.