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d’oxide, eten chasser l'acide carbonique ; la corne de cerf pour détruire toutes les substances organiques qu’elle renferme, et laisser à nu les mahières: calcaires qui entrent dans sa composition,
La carbonisation est une opération semblable , mais poussée moins loin; elle a pour bui a décomposition d’une substance organique, et sa réduction en une masse charbonneuse. L’éponge calcinée , par exemple , est préparée de cette mamère. [l'en est encore de même de la torréfaction, qui est un commencement de carbonisaiion, et qu’on emploie pour changer les propriétés de ertaines substances, ou pour en chasser l’humilité, et déterminer une combinaison plus intime ntre les principes qui les composént, Aünsi, la ‘hubarbe perd, par la torréfaction , une grande artie de son principe purgatif, qui est volatil, et levient essentiellement astringente; le café, àu ontraire, acquiert plus d'activité par l'effet de ette opération. +
Le but de la sublimation est le contraire le celui de la calcination; en effet, par: cette lernière opération, on cherche à obtenir les arties fixes d’un corps en chassant ses parties olatiles, tandis que, par la seconde , c'est’ le roduit volatil, dont la préparation est l'objet jue l’on a en vue. La sublimation se fait en sou nettant à l’action du calorique, dans des vais eaux clos , les substances sur lesquelles on agit j
(LLxxET. ) | | et dont les principes volatils viennent se condenser, sous forme solide , à la partie supérieure de l'appareil. C’est ainsi que l'on prépare les fleurs de soufre, le sublimé corrosif, etc. |
La clarification , ou séparation des substances | étrangères qui troublent la transparence d’un li-w quide, peut se faire par dépuralion, filtration ou coagulation. Dans la première de ces opéra-. Fons on laisse le liquide dans un repos parfait , jusqu’ à ce que les particules qui y sont en sus— pension ; se’soient précipitées, et.alors on le décante. or mode de clarification ne peut être mis en usage, que lorsque la substance sur laquelles | on agit est en masse assez grande, qu’elle n’est pas de mature à s’altérer pendant le temps nécessaire pour achever l'opération ; et enfin que sa pesanteur spécifique est moindre que celle des" particules qui en troublent la transparence. Law | fiiträtion est l’opération par laquelle on fait passer un liquide à travers un FRTPS dont les inter stiees sont assez petits sd s’opposér au passage | des particules solides qui sy trouvent. On peut, | employerà cet usage les filtres de laine, de toile de papier, de verre pilé, de sable ou aie char bon , suivant que le liquide est plus ou moins, \ dense, ou de nature à ‘attaquer l'un ou l’autre! de ces corps Enfin la clarification par ccagula# tion se fait à l’aide de l’albumine contenue dans” le liquide, ou que l’on ÿ ajouté, et qui, pan
Us
( EXXHL ) l'action du calorique , des acides ,etc., se solidi-fie, se prend en masse et entraîne ainsi avec lui les substances étrangères. C’est, en général, le blanc d'œuf que l’on emploie à cet usage.
Le lavage est employé pour séparer des corps déjà réduits en, poudre, et dont la. pesanteur spécifique est différenté. On délaie le mélange dans de Peau qu’on laisse ensuite reposer; au bout de quelques minutes, la poudre la plus pesante se précipite au fond du vase, tandis que l'autre reste en suspension; on décante alors, et on renouvelle l'opération une.ou deux fois, si cela est nécessaire.
La cristallisation est l'opération dans laquelle les molécules d'un corps liquide-ou gazeux se rapprochent de manière à donner naissance à un s0lile régulier, que l’on nomme cristal, Elle peut se faire au moyen du calorique eu des liquides, tels que l’eau ou l'alcool; dans ce dernier cas, les cristaux se déposent , soit par le refroidissement du liquide qui en est saturé et qui ne peut en dissoudre autani à froid qu’à chaud , soit par l'évaporation plus ou moins lente du liquide qui sert de dissolvant, Ce procédé peut être employé non-seulement pour purifier certaines substances, telles que les sels, mais aussi pour séparer celles qui ne sont pas douées du même degré de solu-bilité , car toujours celles qui sont les moins sodubles cristallisent les premières,
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L'expression est une opération mécanique a moyer de laquellé on retire d’une substance quelconque le suc qu’elle contient. Tantôt'il suffit de piler les végétaux dont on veut extraire le suc ; et de les soumettre ensuite à une pression graduelle ; tantôt il faut y mêler une petite quantité d’eau.
L’inspissation consiste dans l’évaporation d’une portion de l’eau qui tient en dissolution des principes médicamenteux ; c’est par ce moyen qu’on prépare les extraits et les gelées.
Les extraits sont des préparations dans Ja composition desquelles entrent tous les principes solubles de la substance dont ils sont formés , et qui ont acquis par l évaporation une consistance sèche où pilulaire. On les obtient , 1° en faisant évaporer le suc exprimé ‘des plantes fraiches, après toutefois l'avoir clarifié ; 2° en faisant dissoudre dans un vélicule quelconque , par macération, digestion ou infusion, et jamais par décoction, les parties solubles des substances sèches, et en soumettant ensuite le produit ainsi obtenu à l’évaporation, soit au bain-marie , soit à l’aide de la vapeur.
On emploie comme véhicule tantôt l’eau et
tantôt l'alcool. Les extraits prennent alors le nom d'extraits aqueux ou alcooliques.
On connaît , sous le nom de gelées, des préparations ut lee qui se liquéfient par
( Lxxy ) l’action du calorique, et qui reprennent une certaine consistance par le refroidissement. Elles sont peu solubles dans l’eau froide, et solubles dans l’eau bouillante. On les prépare avec des matières végétales ou animales.
La distillation est une opération assez analogue à la sublimation dont nous avons déjà parlé, et dont on se sert pour séparer les liquides qui se réduisent en vapeurs à des températures différentes. Les appareils que l’on emploie pour distiller les liquides varient; mais ils sont toujours composés de deux parties , l’une dans laquelle on chauffe le liquide pour le réduire en vapeurs; l’autre dont on abaisse, au contraire, la température pour condenser les vapeurs et les faire repasser à l'état liquide, On emploie ce procédé pour purifier l’eau et pour préparer les eaux distillées, les | alcoolats, certaines huiles essentielles et le vinaigre distillé, On donne encore le nom de distillation à | Vopération par laquelle on décompose, par l’ac- | tion du calorique, certaines substances , telles que le succin et la corne de cerf, pour recueillir les produits volatils qui en résultent.
Les eaux distillées des plantes se font en distillant de l’eau sur une plante ou sur une de ses parties. Ge liquide se charge ainsi d’une certaine quantité de principes volatils, qui, en général,
sont des huiles essentielles. Ce sont les plantes
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( LXXVI } les plus odorantés qui donnent ainsi à l’eau les propriétés médicinales les plus marquées.
Les alcoolats ou esprits sont des préparations analogues aux précédentes; seulement on emploie de l'alcool au lieu d’eau, comme dissolvant des principes volatils odorans dont on veut s’emparer, Les alcoolats ont une odeur moins prononcée que les eaux distillées ; mais elle devient très-forte par l'addition d’un peu d’eau, qui, dans la plupart des cas, ne doït pas en troubler la iransparence. On les divise en simples ou en composés , suivant qu’ils ont été préparés avec une ou plusieurs substances. |
La solution est le changement d'état qu’éprouve un corps solide par suite de la division et de la désagrégation de ses molécules par l'interposition d’un liquide quelconque , sans cependant qu’il y ait changement dans leur nature intime. Les liquides employés comme dissolvans sont Peau, l'alcool, l’éther, le vin, le vinaigre et les huiles. $
La dissolution peut se faire :
19 Par macération , C'est-à-dire, en laissant agir, pendant un certain temps , à la température ordinaire , le liquide sur le corps que lon veut dissoudre ;
20 Par digestion , opération qui ne diffère de la précédente que par sa plus longue durée,
( LXXVIT ) et par l'élévation de la température à 350 ou 40° centig. ;
30 Par infusion , qui se fait en versant le liquide chauffé à une température plus ou moins élevée, sur le corps dont on veut extraire les principes médicamenteux, La température et la durée du contact doivent varier suivant la na ture des substances ;
4° Par décoction, c'est-à-dire en faisant bouillir plus ou moins long-temps la substance avec le liquide,
C'est à l'aide de l’une ou de l’autre de cesopérations que l’on obtient les tisanes, les bouillons, les eaux minérales artificielles, les vins médicinaux simples ou composés, les vinaigres médicinaux, les teintures alcooliques et éthérées, les huiles médicinales , les sirops, oximels , etc,
L'eau , peu chargée de principes médicamenteux, et que l’on prescrit aux malades comme boisson habituelle, porte le nom de zisane.
L'action des tisanes est en général peu marquée ; et elles ne servent guère que comme moyens auxiliaires. Comme leur usage doit être continué pendant un certain temps, il faut les changer souvent ét les rendre le moins désagréables possible. C’est pourquoi il est souvent nécessaire de les clarifier et de les édulcorer, pour corriger leur insipidité ou leur saveur désagréable.
Les tisanes s’obtiennent par décoction, lors-
{ EXXVIN ) qu'on emploie des substances vertes et inodores , telles que la racine de bardane, les feuilles de chicorée, eic., ou des substances dures, telles que l'orge, le riz et autres graines.
On fait infuser les fleurs sèches et les substances aromatiques; mais, lorsqu'on veut en extraire les principes extractifs et les principes odorans, on combine ces deux modes de manipulation.
Enfin on fait macérer les substances solubles dans l’eau froide, telles que la gomme, la rhubarbe , etc.
Les apozèmes ne diffèrent des tisanes, qu’en ce qu’ils sont plus chargés de principes médica-
menteux , et qu’ils ne servent jamais de boisson » habituelle aux malades. Ils se préparent d'ailleurs
de la même manière.
Les bouillons médicinaux sont des solutions aqueuses de principes immédiats des animaux ,
obtenues par décoction , et préparées de manière W
à être peu nutritives , légères et rafraïchissantes. Les eaux minérales artificielles s’obtiennent
en faisant dissoudre dans de l’eau une substance *
gazeuse ou saline en quantité suffisante-pour lui communiquer des propriétés médicinales. On cherche, en général, dans leur composition à imiter la nature le plus exactement possible.
On donne le nom de teintures alcooliques aux
solutions des principes actifs des médicamens w
dans de l’alcool. On les prépare toujours par di-