‹ Manuel de matière médicale. Ou, Description abrégée des médicamensChapitre 60 sur 128 · AP · texte numérisé non relu

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térieur ; saveur mucilagineuse et amère.

P. G. Le suc de cette plante contient un principe immédiat, particulier, cristallisable, d’une saveur fraîche et légèrement nauséeuse, très-so- Jable dans Réau, insoluble dans l'alcool, que l’on nomme Asparagine. On y trouve aussi du mucus n une matière sucrée, etc.

U. Cette substance, que l’on rangeait autrefois parmi les Cing racines apéritives, communique à Purine une odeur très-désagréable, et paraît en activer la sécrétion, sans agir d’une manière mar quée sur le reste de el D'ailleurs ceg propriétés lui Sont communes avec les autres parties de la plante, et dépendent de la pilfence de Pasparagine. On peut administrer cette substance en décoction: mais son action est très-faible.

Le Perrr noux, Ruscus aculeatus. L., est un sousarbrisseau de la même famille dont les racines

étaient jadis vantées comme diurétiques, mais dont l'usage est entièrement abandonné de nos jours.

Les racines d’Acne, Apium graveolens. L., de Pensi, Apium petroselinum. L, et de Fenouir, Ancthum fœniculum , plantes de la famille des Ombellifères, sont aussi légèrement diurétiques. On peut les administrer en infusion à la dose d’environ une once. Le Sirop des cinq racines. P. (racines

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d’ache, de fenouil, de persil, d’asperge et de petit “4

houx, ana, p. é. } est aussi employé quelquefois pomme diurétique.

Le Bois NéParériQue est regardé par quelques auteurs comme provenant du Guilandiga moringa,. L. arbre de la famille des Légumineuses, mais M. Virey pense qu’il appartient à un Cissampelos de la famille des Ménispermées. Quoi qu'il en soit, ce bois est d’une texture poreuse , d’une couleur jaunâtre, d’une saveur légèrement amère et sans odeur; la couleur de l’infusion aqueuse de cette substance change du bleu au jaune, suivant qu’on la regarde par transmission ou par réflexion. Autrefois on la vantait commeun diurétiquettrès-puissant, mais elle est très-peu employée aujourd’hui.

Le Cnarponw roLAND ou PANICAUT, Eryngtum cam- Pestre. L,, de la famille des Ombellifères est Jé-

gèrement amer et aromatique, et est employé.

comme diurétique peu irritant.

Le colchique d'automne, la digitale pourprée, «

sont des diurétiques très-énergiques; mais comme ils jouissent de propriétés encore plus marquées, nous renverrons leur histoire aux chapitres VII et IX. |

On emploie encore comme diurétiques l’Annire- BOœUr , Ononis spinosa. L. ; la Bucranx JAUNE, Onoms natrix. L., de la famille des Légumineuses ; le Casriur ; Capparis spinosa. L., de la famille des Capparidées ; le C£réracn où Carirrainr DORÉ, As-

mn

( 216 } plenium ceterach. L., de la famille des Fougères ; l’'Arrékence, Physalis alkehengi. Li. , de la famille des Solanées, etc. ; mais l’action de ces substances est très-faible, et elles n’exercent pas d'influence bien marquée sur la sécrétion urinaire.

Re $ Il. Médicamens excitans qui agissent spécialement … sur la peau.

* On a donné lesnoms de diaphorétiques (dawpopew, je dissipe) et de sudorifiques aux médicamens qui peuvent déterminer l’augmentation de la transpiration cutanée. Mais comme un grand nombre de substances dont le mode d’action est entièrement ‘différent peuvent produire cet effet, nous n’avons pas cru devoir en faire une classe séparée. Aïnsi la plupart des excitans généraux, des narcotiques, et certains médicamens tempérans peuvent provoquer la sueur, sans cependant exercer sur la peau une influence plus grande que sur les autres parties du corps; maisil y a, sans contredit, un certain nombre de substances qui agissent spécialement sur le sys-: tême cutané, carl’excitation qu’elles y déterminent n’est point en rapport avec l'influence stimulante ‘qu’elles exercent sur le reste de l’économie. Le soufre, par exemple, est un excitant général beaucoup moins énergique que le poivre ; cependant, » il agit sur la peau d’une manière bien plus marquée que ne le fait cette. dernière substance. L’augmentation de la transpiration peut être un des

(217) #ffets de cette action stimulante , mais elle n’en est pas la suite nécessaire, et, pour que ces médicamens soient sudorifiques, il faut, en général, les adminis- “irer avec une quantité assez considérable d’un liquide dont la température est élevée. On les conseille dans le traitement des affections dartreuses et autres phlegmasies chroniques de la peau, la goutte, le rhumatisme, la siphilis, les hydropisies, les affections catarrhalesides membranes muqueuses, etc, no 7

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