‹ Manuel de matière médicale. Ou, Description abrégée des médicamensChapitre 88 sur 128 · C. B. Feuilles ovales entières, sémiamplexicaules: fleurs · texte numérisé non relu

C. B. Feuilles ovales entières, sémiamplexicaules: fleurs

jaunes.

(33) | P. P. Saveur aqueuse , fraîche et très-légèrement amère. | P. CG. Contient beaucoup d’eau , un peu de mucilage , etc.

U. Cette plante est alimentaire : on lui à attribué des propriétés calmantes : mais elle est plutôt émolliente. |

D. Er M. p’an. Eau déstillée, Z j à v. Suc exprimé, Z {$ à ij.

Lorsque la plante que nous venons de décrire est arrivée à l’époque de la fructification > elle contient dans toutes ses parties un suc blanc visqueux , qui jouit de propriétés narcotiques assez prononcées. Le docteur Cox de Philadelphie est le premier qui l'ait employée comme succédanée de l’opium. Le docteur Duncan a fait plusieurs observations sur cette. substance, qu’il a nommée Lactucarium. Tout récemment M. François s’en est occupé, et l’a nommée Thridace. Voici le résultat des recherches qu'il a publiées sur ce médicament dans les Archives générales de Médecine.

P. P. La thridace est sous forme d'extrait sec, d'une couleur brune; mais si elle reste exposée à l'air, elle en attire l'humidité, et prend la consistance d’un extrait gommeux; sa saveur et son Odeur se rapprochent de celles de l’opium.

P. C. M. Caventou n’a trouvé dans ce sue aucun Principe analogue à la morphine, mais de l’acide malique et de Ja chaux; il paraît aussi contenir de

la résine ,une matière azotée , etc. Mais du reste de nouveaux travaux sont nécessaires pour nous éclairer sur sa nature,

Pair, En faisant des incisions à la tige de la laitue avec un couteau d'argent, le suc laiteux

s’écoule promptement et se concrète ; on pile en* suite dans un mortier de marbre cette tige coupée par tronçons, et on évapore jusqu ’à consistance. d'extrait le suc ainsi obtenu.

U. D’après les observations de M. François , ce médicament paraît agir en diminuant la fréquence du pouls et la chaleur animale. Il possède; à un degré marqué la propriété de produire le sommeil sans déterminer jamais le narcotismes et sans agir comme stimulant ainsi que le fait l’opium ; c’est pourquoi on peut l’'administret même dans les cas d’inflammation aiguë. Le mé: decin que‘nous venons de citer l’a employé .avee beaucoup d’avantage dans un grand nombre de cas, pour provoquer le sommeil. 4

D. er M. p’an. G* ij à iv et plus, progressivement.

Famille des Scrophulariées.

€. B. (Poy.p. 144)-

Dicrrare rourrrée. Digitalis folia. Digitalis purs purea. L. Plante bisannuelle , indigène, qui fleurit en juin et juillet. P. U. Les feuilles. |

€. B. Tige herbacée, simple, droite, velue: feuilles :

te

Lovales ; blanchâtres , velues sur les deux faces; cal. 4 div.

eo

corolle campaniforme à 5 lobes, marquée intérieurement de

points noirs ; fl. d’un rouge vif, disposées en épi unilatéral.

P. P. Feuilles ovales, aiguës, tomenteuses et blanchâtres à la face inférieure , d’un vert clair à la supérieure; odeur légèrement narcotique ; saveur

amère et nausteuse; la poudre de ces feuilles désse-.

chées est d’un beau vert.

«+ C. D’après MM. Destouches et Bidault de

Villiers, elle contient une matière extractive brune :

une matière huileuse verte , re et nauséabonde ;

des sels, de Poxide de fer, etc. Depuis peu, M. Le-

royer de Genève y a découvert un principe immédiat particulier, qu’il nomme Digitaline; cette substance est incristallisable, brune, poisseuse , d’une saveur très-amère, très- déliquescente so-

luble dans l’eau, l’alcool et l’éther, et doute de

propriétés alcalines; d’après les expériences de ce chimiste, il paraît que c’est le principe actif de la

digitale.

. Sues. Income. L’infusion de quinquina jaune, le sulfate de fer, etc.

U. À hautes doses, la digitale irrite la surface gastrique et occasionne des nausées, des vomissemens et des déjections alvines; elle porte ensuite son action sur le système nerveux, et produit des Vertiges , l’obscurcissement de la vue, le délire , des convulsions et même la mort. À moindre doses , on n’observe plus que des nausées, de légères coliques, etc., sans cependant que l’appétit soit

CLEs

( 316 ) toujours diminué. Quant aux effets généraux, ils se manifestent par laugmentation de la sécrétion de l'urine , Paccélération de la circulation , etc. Si l’on continue son usage à cette dose, le malade tombe peu à peu dans un accablement profond ; il éprouve des nausées continuelles, de la pesanteur de tête, de la langueur et une faiblesse musculaire très-marquée. Employée à petites doses et pendant quelque temps, la digitale peut quelquefois augmen: tér d’abord le nombre des pulsations, mais, en géné” ral, elle le diminue dé, ge manière progressive. On a vu, sous son influeirce , le pouls ne présenter que trente pulsations par minute au lieu de soixante: dix. Cette action sédative persiste quelquefois assez long-temps après qu’on en a cessé l’usage. La plupart des auteurs attribuent encore à la digitale le pouvoir de diminuer les sécrétions morbides , et d’activer l'absorption.

La digitale est très-usitée en médecine. On ladministre principalement comme calmant dans les palpitations nerveuses, l’hémoptysie, l’asthme, les toux nerveuses et sur la fin des catarrhes pul monaires ; on a profité de son action diurétique et de celle qu’elle paraît avoir sur Pabsorption dans les cas d’anasarque et les hydropisies. On la aussi conseillée dans les maladies scrophuleuses. Enfin les

médecins italiens la regardent comme un puissant

contre-stimulant, et la donnent à hautes doses dans les maladies inflammatoires et surtout la péripneumonie aiguë. C’est au ralentissement de la cir-

(57) | culation qu’il faut probablement rapporter Îes bons effets qu’ils en obtiennent dans ces cas,

D. £7 M. p’ap. Poudre , g° javjet plus, progressivement. Infusion. L. ( f. de digit. 1 p., eau 64 p. et esprit de cannelle 8 p.) % Saj, 2 à 3 fois le jour: Teinture. P. (Les principes dissouts sont à l'alcool, comme 1 est à 15.) gouttes v à xx, progressivement 2 ou trois fois Le jour. Teinture éthérée. P.(£. de dig. 1 p., éther sulf. 6 p. Les principes dissouts sont à l’éiher, comme 1 est à 68.) gouttes x à xxv, mais celte prépa-

‘ration n'’agit ni comme sédatif ni comme diurétique.

Famille des Ombelliféres.

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