C.B. (foyez page
Crous. GRANDE cieus. Cicutæ herba. Conium macu-
Matum. L. Cicuta major. Plante indigène, qui habite
les lieux bas et humides et qui fleurit en juin et juillet. P. U. Les feuilles et les tiges fleuries.
C. B. Tige dressée, rameuse, marquée de taches noiràtres ; feuilles aliernes, iripinnées , très-grandes. Involucre à "3 ou 5 folioles ; involucelles à 3 folioles unilatérales; pétales presque égaux, cordiformes ; fruits, diakènes globuleux, didymes; fleurs blanches, petites; ombelles, à 10 ou #2 rayons inégaux.
P.P. Toutes les parties de cette plante répandent une odeur vireuse très-prononcée, lorsqu'on les froisse entre les doigts; saveur âcre et nauséeuse.
P. C. D’après M. Brandes, on y trouve, 1° une matière résineuse alcaline , d’une couleur verte
tre
( 318 ) foncée, insoluble dans l’eau, d’une odeur vireusé irès-marquée , que l’on nomme Cicutine ou Conéin , et qui paraît être le principe actif de la ciguë; car, à la dose d’un demi -grain, elle occasionne des vertiges, de la céphalalgie, etc.; 2° une huile trèsodorante ; 35° de l’albumine, de la résine , une matière colorante, etc. L'alcool et. l’éther dissolvent
les principes actifs de cette plante ; l’eau n’en dis=
sout presque pas.
Sus. incomr. Les acides diminuent beaucoup.
l’énergie de la ciguë.
Pré». On recueille la plante lorsque les fleurs commencent à tomber; les feuilles desséchées s’al: térent très-facilement.
U. La ciguë détermine Pirritation des parties avee lesquelles elle est en contact; après qu’elle a été absorbée , elle porte principalement son action sur le cerveau , et exerce tantôt une influence sédative très-marquée ; d’autres fois au contraire , elle occas sionne la céphalalgie, les vertiges, l’agitation, le délire, etc., symptômes qui peuvent être suivis d’une congestion cérébrale , accompagnée de somno= lence; portée à son plus haut degré, cette action occasionne la mort. L'influence que la ciguë exerce
sur l’économie en général est de nature stimu lante.
On lemploie comme sédatf, dans le traitement de plusieurs affections nerveuses , le priapisme, les toux rebelles, etc. On l’a aussi beaucoup vantée dans les cas d’engorgemens des mamelles et même
dans les affections squirrheuses et cancéreuses. Elle paraît pouvoir être vraiment utile, soit à l’intérieur, soit à l'extérieur, dans le traitement de certains engorgemens chroniques.
D. sr M. 5’an. Feuilles réduites en poudre, g"ijàa Dj, 2 et 3 fois le jour et progressivement. £xérait (préparé en faisant évaporer le suc des feuilles fraîches ) gr v à xx ou plus. L’infusion esi sans activité. À l'extérieur, en cataplasmes, % üj à iv. Emplätre. P. (Résine de pin 960 p. poix blanche 548 p., huile de ciguë prép. par décoction 128 p. feuilles de ciguë récentes 2000 : Somme ammoniaque 500 ).
La Cieux AQuATIQUE , Phellandrium aguaticum. L., la rgriTe Circus, Æthusa Cynapium. L., la Cicurame AQUATIQUE , Cicula virosa. L., etc., agissent sur l’é- Conomie animale à la manière @e la CIguË, mais ne sont pas employées en médecine.
Famille des Renonculacées.
C. B. (Voyez page 20.) Acontr. Aconiti herba. Aconitum rapellus. Æ, Plante vivace, qui croît dans les montagnes, du Jura et de la Suisse, et fleurit en mai et en juin.
PAU. Les feuilles et la racine.
C. B. Tige herbacée, simple; feuilles à 7 lobes allongés ; cal. irrégulier, à 5 sép. inégaux, un supérieur, plus grand en forme de casque ; cor., 2 pét. irréguliers ; environ 30 élam. ; 3 pistils ; ovaire à une seule loge polysperme ; fruit » 3 Capsules allongées ; fleurs bleues, en épi à la partie supérieure de la tige.