‹ Manuel de matière médicale. Ou, Description abrégée des médicamensChapitre 93 sur 128 · LV · texte numérisé non relu

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L’IPÉGACUANHA STRIÉ, Tpecacuanhæ nigræ radix. Psycotria emetica. L., est la racine d’un petit arbuste, presque semblable au précédent, et qui croît au Pérou. Il n’en diffère guère, que par ses fleurs qui sont en petites grappes axillaires , et par ses feuilles qui sont lancéolées aiguës. Cette racine est très-rare dans le commerce,et fort peu employée en Europe.

P. P. Racines cylindriques » simples, de la grosseur d’une plume à écrire, moins tortueuses que celles du Cephælis, non-rugueuses, rétrécies et comme étranglées de distance en distance; couvertes d’un épiderme. d’une couleur brune foncée et strié longitudinalement. Leur cassure est brune

Qnoirâtre, peu résineuse; leur saveur est fade et nauséabonde.

P. CG. La composition chimique de cette sub:

stance, ne diffère guère de celle du Cephælis, qu’en ce qu’elle ne contient que 8 pour 100 d’émétine. .

U. Les mêmes que ceux de lipécacuanha "gris; avec lequel il est quelquefois mêlé, mais il est beaucoup moins énergique, et n’est guère employé que dans lAmérique-Méridionale. : ‘

+ L’IrécacuanA BLANC est la racine du Richardia brasiliensis de Gomez. On le trouve quelquefois mêlé à l’ipécacuanba officinal; mais en général on ne l’emploie pas en Europe. Il ne contient que 6 pour 100 d’émétine.

Il est quelques autres plantes de la famille des #9

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Violariées, dont les racines contiennent une petite quantité d’émétine, et qui pourraient , jusqu’à un

. gertain point, remplacer l’ipécacuanha exotique.

Cependant elles nesont guère employées en Europe, à cause de leur peu d’énergie. Tellés sont lIlonine iPÉCACUANHA , lonidium ipecacuanha , de Ventenat, Viola ipecacuanha. L#, la Viorerre opoRANTE, Viola odorata. L., dont les fleurs très-odorantes sont employées comme adoucissantes et légèrement calmantes dans'diverses affections nerveuses, et dont la racine contient une substance analogue à l’'éméline, que M. Boulay a nommée V'ioline ; la Vioerre vEs cars, Viola arvensis, D. G. et la Viola tricolor. L. , dont on a beaucoup vanté lefficacité dans” les maladies chroniques de la peau, et dont les racines sont émétiques, et contiennent une petite quantité d’émétine.

Émérins. Alcali végétal , découvert, par M. Pelletier, dans la racine du Cephælis ipecactanha.

. P. P. Cette substance sé présente sous forme de poudre blanche ‘inodore , d’une saveur amère et désagréable ; elle fond à 450%

P. GC. .Très-soluble dans l’alcool, moins soluble dans l’eau bouillante, et presque pas dans ce liquide w froid ; insoluble dans les huiles et dans l’éther, qui la précipitent de ses dissolutions alcooliques ;: elle jouit de propriétés alcalines, et se dissout dans les acides avec lesquels elle forme des sels difficile

de PU TN CN. #48

0 Per ment cristallisables, Elle est composée de carbone

64, azote 4 , hydrogène ;, et oxigène 22.

. Sues. ivcowr. L’infusion de noix de galles , ete. Pair. On traite par l’éther l’ipécacuanha pulvérisé, pour enlever la matière grasse; on Pépuise ensuite par l’alcool ; on évapore les teintures alcooliques , puis on traite le résidu par Peau froide, qui

sépare les matières grasses; ensuite on emploie la

posée calcinée, qui s'empare de l’acide gallique. On n’a plus alors qu’à laver le précipité magnésien, et à séparer l’émétine en la faisant dissoudre dans

.de l’alcool concentré.

U.L’émétine, même à petites doses, est fortement émétique : elle paraît aussi agir sur le systême ner: veux et produire l’assoupissement ; à bau tes doses, elle détermine , outre le vomissement , une inflammation violente du poumon de la membrane muqueuse gastro-intestinale. M. Magendie pense qu’on peut l’employende préférence,dans les cas où lipécacuanha est recommandé.

D. Er M. n’a. Comme émétique, g' j (dissout dans l’acide acétique ), dans une pôtion de % iv, par cuillerées de quart en quari-d’heure. Pastilles d’émétine. F. de M. (Sucre 3 iv, émétine g° vüj, pour faire des pastilles de 9 8°.) N°iàij, loutes les heures. Sirop d’émétine. F. de M. (sp. de sucre, 1h j, émétine, g' iv), par cuillerées à café.

La plupart des plantes de la famille des Euphorbiacées, contiennent un suc laiteux, très-âcre, qui leur donne des propriétés vomitives. D’après les expériences de M. Loiseleur-Deslongchamps , la

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