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SOUFRE DORÉ D'ANTIMOINE. SOUS - HYDRO - SULFATE

D'ANTIMOINE SULFURÉ. Hydro-sulfuretum luteum oxidi stibii sulfurati.

Poudre jaune orangée, insoluble dans l’eau, qui, d’après M. Berzelius est formée, d’antimoine 100 et de soufre 49,6, mais que l’on regarde en général comme un composé de protoxide d’antimoine et d’acide hydro-sulfurique chargé de soufre. On l’obtient en versant de l’acide hydro-chlorique dans les : eaux-mères dont on a dejà précipité tout lé kermès. Cette substance est très-peu employée en médecine; elle irrite vivement le tube digestif, et occasionne des vomissemens, etc.; à petites doses, elle a été conseillée dans le traitement de la plique polonaise et de la goutte.

SuLruRE D’ANTIMOINE. Sulfuretum antimonii præ- | paratum. Se trouve très-abondamment dans la nature.

P. P. Aiguilles cristallines, brillantes, d un gris bleuâtre, inodores et insipides. \

P. G. L est formé, d’après M. Vauquelin, d’antimoine 100 et de says 93; 1l est insoluble dans l'eau. Chauffé à Pair ; se transforme en gaz acide sulfureux et en protoxide d’antimoine sifure, qui ;

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* fondu dans un creuset d’argile, forme une masse vitreuse contenant de la silice et qu’on appelait Safran d'antimoine. Le Verre d’antimoine est une substanee transparente, d’une couleur d’hyacinthe , obtenue en continuant cette fusion pendant plus long-temps, et en coulant le produit, qui est un mélange de protoxide et de sulfure d’antimoine , d’alumine, de silice et d’oxide de fer. Le sulfure d’antimoine peut se combiner en diverses proportions avec le

protoxide d’antimoine ; le foie d’antimoine , par !

exemple, est formé de 1 p. de sulfure et de 2 p. de protoxide. En le faisant bouillir dans une solution alcaline, il y a formation d’hydro-sulfate sulfuré de la base et de kermès ( Voyez page 330).

Prér. On le réduit en poudre impalpable.

U. Cette substance n’est employée que très-rarement. Quelques auteurs en conseillent l’usage dans

les engorgemens glanduleux, les maladies cuta-

nées, etc. Il entre dans la composition des Tablettes antimoniales de Kunckhel. P. (sulfure 3 j, cannelle 3 i ij, semences de cardamome 3% $, amandes douces 3 j

et sucre 1b 8 ; chaque pastille de gr x contient

environ g 8 de sulfure d’antimoine) N°4 à 10 ou plus; et de la Poudre antimoniale composte ou de James. P. (sulfure d’antimoine et corne de cerf râpée p. 6.), employée comme fébrifuge et sudorifique à la dose de g' v à xij, une ou deux fois le jour ; en plus grande quantité, elle agit souvent comme émétique. Le sulfure d’antimoine sert aussi à la préparation du kermès, du verre d’antimoine, ete.

Les autres prépar ations antimoniales employées® |

autrefois , soit comme émétiques, soit comme altérans , mais dont l'usage est presque généralement abandonné aujourd? hui , Sont :

L’anrimoine DIAPHORÉTIQUE, composé de deutoxide d’antimoine et de potasse, et obtenu, en projetant, dans un creuset chauffé au rouge, parties égales, d’antimoine métallique et de nitrate de potasse. Traité par Peau , il perd la potasse qui s’y trouve en excès, et un peu d’oxide d’antimoine, et porte alors le nom d’Antimoine diaphorétique lavé, qui est composé de 20 p. de potasse et de 80 p. de deutoxide d’antimoine.

Le Verne D’anrimoine ( Woyez page 353), qui

est fortement émétique, et sert à la préparation du tartre stibié.

Le Fonpant Dx ROTROU , obtenu en faisant brûler 5 p. de nitrate de potasse et 1 p. de sulfure d’antimoine , et qui est composé de sulfate de potasse , de deutoxide d’antimoine uni à de la potasse.

La Poupre »’arcarorw, etc. (Woyez page 6).

On emploie aussi quelquefois comme émétique, le Surrarm 2E zinc. ( Voy. P: 38 ), et le SULFATE Dg CUIVRE. (Foy. page 9.)

Fans t Ribinosde j

C. B. (Voyez p. 45.) Jricacuanua AnneLcé. Jpecacuanhæ griscæ radix.

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. (355) ue AS MRadix brasiliensis. Cephælis ipecacuanha. R., arbuste qui croît au Brésil, dans les forêts ombragées -et épaisses. P. U. La raciñe.

C. B. Racine ou souche souterraine horisontale, rampante ; tige droite, haute d’un à deux pieds , simple; 6 ou 8 feuilles à la partie supérieure de la tige; fleurs petites , terminales, blanches, entourées d’un involuere très-grand ; cal. à 5

dents; corol. infundibuliforme à 5 div.; 5 élam.; fruit ovoïde, noirâtre, contenant deux nucules blanchâtres.

P. P. Racines allongées , compactes, cassantes, irrégulièrement contournées, de la grosseur d’une plume d’oie, offrant des étranglemens circulaires très-profonds et très-rapprochés, ce qui a fait donner à cette espèce d’ipécacuanha, le nom d’annelé ;

d'une couleur brune, quelquefois grise ou rougeître; d’une odeur faible , mais désagréable; d’une saveur amère, âcre et nauséeuse. Ellés sont formées d’une partie corticale , dont la cassure est brunâtre et résineuse, et d’un méditullium fibreux, d’une cou- . leur jaunâtre , moins sapide et moins odorant.

-P. C. D’après M. Pelletier, cette racine est composée de : Emétine 16 ( Voyez page 558) ; matières grasses 1,2 ; gomme et sels 2,4 ;amidon 53 ; matière azotée 2,4 ; ligneux 12,5 et d’une trace d’acide gallique. L’eau chaude, l'alcool et l’éther s'emparent de ses principes Gus W:

Suss. ixvcowr. L’infusion de noix de galle, etc.

U. L’ipécacuanha, administré à doses modérées, agit sur l'estomac, et produit le vomissement et même des évacuations alvines ; il détermine alors

.ne irritation plus ou moins vive sur la membrane | muqueuse gastrique : mais, outre cette action, il jouit encore de proprictés toniques assez marquées ; c’est ce qu’on observe lorsqu'on l’administre à pe“ | tites doses, de manière à ne pas produire de vomissemens. C’est principalementsur les poumons, qu’il paraît porter’son influence stimulante. Enfin, , administré à très-hautes doses, il agit surele cer- # veau ,;et donne lieu à un assoupissement plus ou moins profond.

On l’émploie le plus ordinairement pour provo quer le vomissement; mais c’estun émétique moins sûr que le tartre stibié ; cependant il est des cas où l’on doit le préférer: On l’a beaucoup vanté dans le traitement de la dyssenterie et de la péritonite puerpérale; mais quoi qu’il soit loin de posséder | toutes les vertus qu’on lui attribuait, il peut être * utile dans plusieurs cas de cette nature. On donne encore lipécacuanha à doses fractionnées, pour réveiller l’action de l'estomac, et pour stimuler la membrane muqueuse bronchique dans certains catarrhes pulmonaires, le croup et la coqueluche.

D. Er M. n°40. Comme émétique , poudre, 8° xij à xxx, dans % iv d’eau. Comme stimulant , g° j à iv. Vin. L. (ipéca.

2 ij, vin #b ij.) Comme émétique, 3 ff à j. Comme dia-

phorétique , gouttes xv à xl. Sirop. P. 6: à j $. Potion émélique avec l'ipécacuanha. P. (ipécae. 8° xxiv, sirop de M capillaire % j, eau Z ix). Poudre de Dover ou d'ipécacuanha et d'opium. E. ( ipécac. et opium , ana 1 p., sulfate de potasse en poudre 8 p.) sudorifique très-énergique, g* v à xx.

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