‹ Manuel de mécanique, ou Exposition élémentaire des lois de l'équilibre et du mouvement des corps solides a l'usage des personnes privées des secours d'un mâitre;Chapitre 6 sur 83 · VI. Il suit de ce qui précède que s’il n’exis · texte numérisé non relu

VI. Il suit de ce qui précède que s’il n’exis

tait aucun obstacle qui arrêtât ou ralentit le mouvement d’un corps, ce corps ne s’arrêterait jamais et serait éternellement en mouvement. Supposons donc qu’on fasse abstraction de tous les obstacles , et qu’il n’existe dans l’univers qu’un seul corps; que ce corps soit sphérique : qu’il n’existe aussi qu’une seule force qui agisse sur le centre et que nous supposerons être impulsive , et qu’après avoir agi, celte force disparaisse , voyons ce qui arrivera au corps : il est évident qu’irse mettra en mouvement en suivant une direction quelconque. Il ne pourra pas s’ôter le mouvement qu’il a reçu au premier instant, et par conséquent, i°. il persévérera toujours dans la même direction;

il décrira toujours des espaces rectilignes égaux dans des temps égaux , et persévérera continuellement dans ce genre de mouvement.

VII. On appelle mouvement rectiligne uniforme celui dans lequel un point décrit une li-‘

gne droite en parcourant toujours des espaces égaux dans des temps égaux ; ainsi dans la supposition précédente le mouvement est uniforme.

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