‹ Manuel de mécanique, ou Exposition élémentaire des lois de l'équilibre et du mouvement des corps solides a l'usage des personnes privées des secours d'un mâitre;Chapitre 7 sur 83 · VIII. L’on appelle direction d’une force la · texte numérisé non relu

VIII. L’on appelle direction d’une force la

ligne qu’elle fait décrire ou tend à faire décrire au corps sur lecpiel elle agit , et cette droite resterait toujours 4a même s’il n’existait pas des > forces qui altèrent celte direction. - .

IX; On appelle vitesse l’espace- que tend à faire décrire ou que décrit le corps dans l’unité de temps si aucun obstacle n’altérait le mouvement, et cet espace serait toujours, le niém.e

by G

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pour le même corps et pour la même force s’il n’y avait pas d’obstacle. Ainsi, quand on choisit pour unité de temps la minute et qu’on dit qu’une force est capable de donner trois mètres de vitesse , cela veut dire que si la force , après avoir'agi instantanément sur le corps, disparaissait , et que le corps fut ensuite abandonné à lui-méme et qu’il ne rencontrât pas d’obstacle, il décrirait, dans la première minute, trois mètres, trois mètres dAis la seconde minute, etc., et ainsi de suite.

X. On appelle masse d’un corps Je nombre de points matériels dont le corps est composé j ainsi lorsque deux forces agissant sur deux sphères de masses égales, sont capables de leur donner la même vitesse , les forces sont égales j lorsque deux forces sont telles , que la première ^ est capable de donner à la masse une vitesse V, et que la seconde est capable de donner à la se- ’ conde masse une vitesse wiV, la deuxième force égale m fois la première. On suppose toujours que les directions des forces passent par les centres des sphères. .

•Lorsque deux forces agissent sur des masses égales , elles sont 'entre elles comme les vitesses qu’elles sont capables de produire , c’està-dire , le rapport des forcés est égal au rapport des vitesses. . * -,

Lorsque deux forces sont capables de donner à des masses inégales dés vitesses égales , le rapport des forces est égal au rapport des masses respectives. On peut en conclure que le rapport des deux forces en général est égal an

, ' DE MÉCAïriQüE. ' . 5

rapport des masses , multiplie par, le rapport

des vitesses. Désignons; en général, une des

forces par F , la masse sur laquelle elle agit par M , et la vitesse qu’elle est capable de corn- . mumquer par V, et soient/, m.vles mêmes objets rapportés à la seconde force , alors

on aura x~. ^

XI. Mesurer un objet quelconque, c’est trouver combien do fois ij contient un objet de même nature qu’on est convenu d’adopter pour unité. Or , on a pris pour unité de force celle qui est capable de donner à l’unité de masse une vitesse égale à l’unité de longueur; ainsi, pour cette unité- de force , la masse qui y corres- r pond r= I , et la vitesse = f ; désignons donc ' une force quelconque par F, et par M la massé sur laquelle elle agit , par V là vitesse qu’elle est capable de produire , ou aura

Paur avoir donc la mesure d’une force, on cherche combien de fois la masse sur laquelle elle agit contient d unités de masse, combien de fois la vitesse contient d’unités de longueur, et le produit des deux quotiens donne la mesure de la force, c’est-à-dire combien de fois elle contient l’unité de force.

XII. On est dans Tusage. de supprimer les dénominateurs dans l’équation précétlente, et on écrit 1 équation de ce.lte manière F ~M V, “ que l’on énonce ajnsi : - '

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La force est égale à la masse multipliée par la -vitesse ; mais il ne faut pas oublier que ce n’est qu’une manière abrégée de s’exprimer.

XIII. On a donné au produit de la masse par la vitesse le nom de quantité de mouvement. C’est ainsi qu’une.force est mesurée par sa quantité de mouvement ; c’est encore ce même produit .qui donne ce qu’on appelle V intensité de la force, (i)

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