MALADIES DES ORGANES GÉNITAUX
corps étrangers introduits parfois dans la vessie, soit par cause traumatique, soit par accident, soit par suite de cathétérisme, les calculs vésicaux, motivent Xcxemption : si l'existence de ces calculs ou de ces corps étrangers est mise en doute, on aura recours au cathétérisme. La réforme n'est acquise qu'après l'emploi infructueux des divers moyens thérapeutiques. — 274. Les lésions organiques de la vessie : polypes, fongus, etc., sont incompatibles avec la vie militaire. — 275. L'incontinence d'urine est permanente ou s'observe seulement durant la nuit. L'incontinence permanente tient à des affections diverses qui motivent l'exemption, son incurabilité peut seule déterminer la réforme. — L'incontinence nocturne n'empêche pas l'admission, elle n'est une cause d'exemption que lorsqu'elle est la conséquence d'une faiblesse générale ou d'une affection des centres nerveux, et n'entraîne la réforme que si elle est incurable. — 276. LdL rétention d'urine, conséquence d'affections variées, peut, selon les cas, motiver l'exemption ; la réforme est réservée aux cas incurables. — 277. L'hématurie peut être observée quelquefois à la suite de congestions rénales ; dans ce cas, elle ne détermine pas l'incapacité pour le service militaire ; mais si elle est liée à des calculs ou à d'autres affections graves des reins et de la vessie, l'exemption est indiquée, et la réforme doit être prononcée si la gucrison est reconnue impossible.
Maladies de l'urèthre. — 278. L'urèthre peut manquer, être imperforé ou dévié de sa direction normale. On voit quelquefois l'urine venir se faire jour à l'ombilic, dans le rectum, etc. Ces vices de con fondation imposent l'exclusion du service militaire. — L'épispadias et l'hypospadias rendent impropre au service. Toutefois, l'hypospadias est compatible avec la vie militaire lorsque l'ouverture du canal est située immédiatement en arrière de la base du gland, que l'urine peut être projetée à distance, et que l'oriflce est assez large pour que la miction s'accomplisse sans difficulté. — 279. Les fistules uréthrales motivent l'exemption ; survenues après l'incorporation, elles entraînent la réforme s'il n'y a plus d'espoir de guérison. — 280. Les corps étrangers introduits dans l'urèthre ne justifient l'ea^emption que dans le cas oh leur extraction qui, le plus souvent, se pratique facilement, paraît nécessiter une opération grave. On ne proposera la réforme que si l'opération restait sans succès. — 281. Les rétrécissements de l'urèthre sont généralement d'une guérison difficile et entraînent des inconvénients incompatibles avec le service militaire. Il ne faut prononcer la réforme qu'après avoir échoué dans toutes les tentatives de traitement. — 282. L'uréthrite aigiië ou chronique ue constitue jamais un cas d'exemption on de réforme. — 283. Les abcès, l'hypertrophie de la prostate, les calculs prostatiques, déterminent l'exemption, et quelquefois la réforme si l'on ne peut en obtenir la guérison.