ONANISME
On demande assez souvent à l'expert si l'individu soumis à son examen présente des signes physiques établissant J'habitude de la masturbation. La défense cherche parfois à atténuer la culpabilité d'un accusé, en alléguant les désordres intellectuels résultant de cette habitude. Il nous a donc paru utile de dire quelques mots de l'onanisme et des signes qui peuvent en révéler la pratique chez l'homme et chez la femme.
D'après Lasègne, « l'onanisme est le symptôme d'un état morbide, d'une névrose cérébrale; il n'existe pas de folie consécutive à l'onanisme, mais il existe un état cérébral qui a engendré l'onanisme.
Existe-t-il des signes révélant des habitudes d'onanisme chez l'homme? — Nous pensons que, chez l'adulte, l'examen des organes génitaux ne peut révéler aucun signe probant permettant de résoudre cette question. Le volume exagéré de la verge, l'état de demi-érection du gland, sont des signes de quelque valeur, mais, ils démontrent aussi bien l'abus du coït que l'abus de la masturbation, et encore ne peuvent -ils servir de base pour une appréciation médicolégale.
1. Horn's Vierteljahrs., 1865, t. I, p. 160; Taylor, Med. jurisprudence, t. Il, p. 474.
2. Irrumare, fellare, cunnilingus, coprophagia, etc. Voyez Casper et Rosen-