‹ Manuel de médecine légaleChapitre 25 sur 353 · BAUM · texte numérisé non relu

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ONANISME. Oj

Chez les jeunes garçons les signes physiques ont plus d'importance. Il est certain que lorsqu'on observe chez un enfant de 8 à 12 ans un développement coiiside'rable de la verge et des testicules, une coloration violacée du gland, la raucité de la voix et l'ensemble des symptômes révélant une sexualité précoce, on peut soupçonner l'onanisme. Nous disons soupçonner, car il peut se présenter des cas où le développement des organes génitaux a lieu de très bonne heure. M. V. Gautier a publié récemment i l'observation d'un enfant de 6 ans 1/2 dont les organes génitaux présentaient le développement qu'on observe chez l'adulte. La verge avait 7 cent, de longueur, la région pénienne était couverte de poils et la voix était forte et rauque. Rien ne prouvait chez cet enfant des habitudes d'onanisme.

On peut dire qu'il n'existe, chez l'homme et les jeunes garçons, aucun signe physique permettant d'établir avec certitude des habitudes d'onanisme.

Existe-t-il des signes révélant des habitudes d'onanisme chez la femme? — Martineau a décrit très longuement, dans ses Leçons sur le saphisme et la masturbation, les déformations vulvaires qui seraient la conséquence de ces habitudes. Voici comment s'exprime cet auteur :

« Lorsque la déformation clitoridienne résulte de la malformation ou du saphisme, vous basez votre diagnostic sur l'allongement, l'aspect ridé, flasque, bruni du prépuce clitoridien ; sur le gland qui se découvre facilement et qui, en outre, est gros, violacé, aplati, flétri, saillant, et même proéminent sur les freins clitoridiens. En même temps les petites lèvres sont longues, flasques, flétries, ridées, hypertrophiées.... Ces caractères appartiennent surtout à la masturbation manuelle remontant à l'enfance.

Dans le cas de malformation physiologique, quelque long, quelque hypertrophié que soit un cHtoris, s'il n'y a ni masturbation, ni saphisme, le prépuce est lisse, uni, blanc et non flétri et brunâtre. Enfln, et c'est là un caractère pathognomonique, on trouve un gland petit, rose, non déformé et dont la petitesse contraste avec la grosseur du reste de l'organe ».

D'après Martineau, cette description permet de reconnaître « facilement » {sic) la femme adonnée au saphisme ou à la masturbation.

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