RECHERCHE DU CUIVRE
de potassium, V acide sulfurique et les sulfates solubles, précipités blancs.
« Avec Yacide sulfhydrique, sulfhydrate d'ammoniaque et les autres sulfures alcalins, précipité noir de sulfure de plomb.
« Avec le chromate de potasse, précipité jaune de chromate de plomb, soluble dans la potasse. Vioduve de plomb donne également un précipité jaune soluble dans Teau bouillante, qui le laisse déposer par le refroidissement sous forme de belles paillettes d'un jaune d'or.
« Une lame de zinc, plongée dans la solution d'un sel de plomb, se recouvre d'abord d'une couche noire de plomb pulvérulent, puis de paillettes de ce métal.
u Gomme pièce de conviction, on pourra présenter, soit le sulfure, soit le sulfate de plomb, soit enfin un globule métallique obtenu en chauffant au chalumeau un mélange formé de carbonate de soude anhydre et du chlorure obtenu à l'aide du sulfure précipité parTacide sulfhydrique. »
Pour constater la présence du plomb dans le vin, le vinaigre, le cidre et les autres boissons, on précipite le plomb par Tacide sulfhydrique. Le sulfure de plomb recueilli est ensuite transformé en sulfate par Tacide azotique, et réduit par le charbon au moyen du chalumeau (Bonis).
L'analyse de Veau plombifère se fait en évaporant dans une capsule de porcelaine, chauffée sur un bain de sable, o à 10 litres d'eau. On continue Févaporation, par petites portions, dans une petite capsule de porcelaine, capable de supporter une température élevée. Le résidu est ensuite traité par l'acide azotique, et l'on obtient le plomb à l'état d'azotate et de sulfate.
To Recherche du cuivre. — On détruit les matières organiques par l'acide sulfurique et l'acide azotique ou par l'incinération dans une capsule de platine, en traitant ensuite les cendres par l'acide azotique. Les liqueurs provenant de ces opérations sont évaporées jusqu'à consistance sirupeuse, le résidu est additionné d'eau distillée, puis filtré et traité parles l'éactifs du cuivre.
Voici les principaux réactifs des solutions de cuivre :
Le ferrocyanure de potassium donne un précipité brun rougeâtre.
A\ecï ammoniaque, on aun précipité blanc bleuâtre donnant,
avec un excès de réactif, une solution bleu foncé. Cette réaction est sensible au 1/4000.
L'arsénite de potasse donne un précipité vert (vert de Scheele).
On sait que le cuivre donne lieu à un grand nombre d'empoisonnements accidentels ou professionnels.
Un procédé très expéditif pour rechercher le cuivre dans un aliment consiste à épuiser le corps suspect avec de Teau aiguisée d'acide acétique, ou de Tacidifier seulement lorsqu'il est liquide et à y plonger pendant quelques heures un fil de ^er bien décapé ; le fil se couvre d'un enduit rouge de cuivre xnétallique.
Le kirsch, l'eau-de-vie et presque tous les liquides distillés dans les appareils en cuivre contiennent du cuivre dont on a •démontré la présence en ajoutant au liquide quelques gouttes d'acide cyanhydrique étendu d'alcool, puis un morceau de racine de gaïac; la plus petite trace de cuivre communique à la liqueur une coloration bleue.
On trouve souvent du cuivre dans le pain. Ce métal provient soit du chaulage du blé par le sulfate de cuivre, soit de l'addition de sulfate de cuivre à la farine avariée, dans le but d'augmenter la blancheur du pain et de faire absorber plus d'eau à la pâte. On reconnaît la présence du métal en mouillant un peu de mie de pain et en l'arrosant avec une solution étendue de prussiate jaune de potasse, qui se colore en rose plus ou moins intense.
8° Recherche de la potasse et de la soude. — On constate d'abord l'alcalinité des matières à l'aide du papier de tournesol. C'est par le procédé de l'alcalimétrie qu'on peut reconnaître la quantité de potasse et de soude qui se trouve dans les vomissements ou le tube digestif. Après que les matières ont été filtrées ou lavées, puis colorées à l'aide de quelques gouttes de teinture de tournesol, on verse dans la liqueur une solution titrée d'acide sulfurique étendu. L'addition de la liqueur titrée est continuée jusqu'à ce que la coloration bleue du tournesol soit ramenée au rouge. A chaque division de la liqueur ajoutée correspond un poids donné d'alcali.
Les chlorures décolorants, les hypochlorites de potasse et de soude (eau de Javelle, liqueur de Labarraque), peuvent
quelquefois donner lieu à des empoisonnements. Ces composés décolorent le tournesol et l'indigo ; ils dégagent du chlore par Taddition d'un acide faible, comme l'acide acéti-> que.
9° Recherche du zinc. — On détruit les matières organiques par l'acide chlorhydrique et le chlorate de potasse. La liqueur restant après ce traitement est soumise à Faction de rhydrogène sulfuré. On filtre, on ajoute un excès d'acétate de soude dans la liqueur claire, puis on la sature à nouveau par l'hydrogène sulfuré qui précipite le zinc à l'état |de sulfure blanc. Ce sulfure, séparé par filtration et redissous -dans l'acide chlorhydrique, doit précipiter en jaune le cyano-ferride de potassium.
§ 2. — Recherche des acides.
Considérations générales. — D'après Dragendorff, la réaction fortement acide des matières vomies, du contenu de l'estomac et du tube digestif, est un caractère d'une si haute importance dans la recherche des acides, que l'on pourrait se dispenser de faire l'analyse lorsque ce caractère manque. M. Ritter signale cependant une restriction à cette loi, c'est lorsqu'un contre-poison alcalin (magnésie, bicarbonate de soude, savon) aura été administré.
Naquet fait observer que les acides ne peuvent être recherchés que sur le tube digestif ou son contenu ; leur découverte dans le reste de l'organisme ne permettrait pas d'arriver à des conclusions rigoureuses, puisqu'on trouve normalement dans l'économie, à l'état de sels, les divers acides qu'on pourrait avoir à rechercher. Nous apprécions la justesse de cette remarque, mais nous pensons que l'analyse peut parfois faire découvrir dans l'organisme des sels qui par leur nature et leur quantité ne sauraient être mis sur le compte des produits naturels de l'économie et des aliments.
Comme méthode générale, il convient d'épuiser le tube digestif et son contenu par de l'eau jusqu'à ce que cette eau •cesse de rougir le tournesol. On précipite par l'alcool les •substances organiques en dissolution ; on filtre ensuite une
seconde fois et Ton traite la liqueur obtenue de différentesmanières selon l'acide qu'on recherche.
Il convient de distinguer entre les acides volatils et les acides fixes :