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CHAPITRE m

Les progrès de la chimie et de l'histologie ont donné à l'étude médico-légale des taches une importance considérable. On peut dire, en effet, que grâce à Femploi du microscope, la solution d'un grand nombre de questions, que les experts considéraient autrefois comme très obscures, sont aujourd'hui résolues avec certitude.

§ 1er. — Taches de sang.

Si le médecin appelé à constater la présence du sang n'est pas exercé aux manipulations chimiques et au maniement du microscope, il se bornera le plus souvent à recueillir les parties tachées pour les transmettre à un chimiste plus habitué à ces sortes de recherches.

Les recherches histologiques, physiques et chimiques qui se rattachent à l'étude médico-légale du sang ont été parfaitement indiquées dans une instruction présentée à la Société de médecine légale, par MM. Mialhe, Mayet, Lefort et Cornil *, et que nous reproduisons en partie.

Analyse histologique. — Le sang présente à considéi*er, comme éléments principaux qu'on détermine au microscope, les globules rouges, les globules blancs et la fibrine.

a) Recherche des globules rouges. — L'intérêt majeur de l'expert est de trouver et de pouvoir observer les globules rouges dans un état de conservation aussi complet que possible, pour

i. Instruction pour servir à déterminer les éléments constituants du sang, (fitilietin de la Société de méd. lég., 1873-1875, p. 53).

déterminer d'abord leur forme et leur diamètre, et s'assurer ainsi qu'il s'agit de sang humain. C'est pour cela qu'il est nécessaire de bien connaître le mode d'action des divers réactifs sur les globules.

Les globules rouges sont rendus sphériques par l'eau, qui dissout ensuite très rapidement leur matière colorante en les rendant invisibles ; il faudra par conséquent bien se garder de laver les taches sanguines avec Teau, et surtout avec l'eau chaude, avant d'avoir essayé de voir les globules au microscope.'

Une série de substances, les acides acétique, gallique, chlorhydrique,sulfurique, les alcalis, tapotasse, la soude même eu solutions faibles, l'éther, le chloroforme, les acides biliaires,

Kig. 37. — Corpuscules sanguins (Gross. 560). A. Sang humain. B. Sang de grenouille. < à 6. Globules rouges discoïdes. 1. Plan optique inf. 2. Plan optique sup. 3 et 4. Globules vus du côté. 5. Globules crénelés par dessiccation. 6. Après addition d'eau. 7. Globules rouges sphériques. 8. Globules blancs. 9. Plaquettes du sang. dO à 13. Globules rouges de la grenouillette. 10. Globules tout à fait frais, noyau peu apparent. 11. Globule vu quelques minutes plus tard, noyau plus visible. 12. Globule vu de côté. 13. Après addition d'eau. 14. Globule blanc vivant. 15. Globale blanc mort. D'après Stohr (Manuel technique d'histologie).

etc., presque tous les réactifs, en un mot, altèrent les globules au point de les rendre méconnaissables et de les faire disparaître. On doit donc éviter de les mettre en contact avec les taches à analyser. Au contraire, l'alcool, l'acide chromique, l'acide' picrique, le bichromate de potasse en solution dans, l'eau, conservent les globules tout en altérant leur forme.

La chaleur agit différemment sur les globules suivant h degré auquel on les soumet: la congélation et la chaleur entrai 50 et 60 degrés les détruisent. L'électricité agit de même.

Si, dans une expertise médico-légale, on arrivait assez à"

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