DÉTERMINATION DE LA NATURE DES POILS
terminés en pointe ; ceux qui ont e'té coupés sont terminés par une surface plane d'autant plus prononcée que la coupe est plus récente.
Les poils du pubis présentent une grande analogie avec ceux de la barbe ; cependant ils sont plus rugueux, plus frisés et leur longueur ne dépasse pas 5 à 6 centim. Comme ils sont rarement coupés, ils se terminent presque toujours en pointe.
Fig. 44. — Poils humains, 150 diam. — A. Poils du bras ou de la jambe d'un
adulte. — B. Poils du pubis d'un adulte (vus par leur extrémité).
— C. Poils du duvet d'un enfant nouveau-né.
Les cils sont fusiformes, courts et terminés par une pointe effilée.
Les poils de duvet de Tenfant n'ont pas de canal médullaire et ont une pointe très effilée.
Les poils qui ont été arrachés présentent à leur base des fragments ou la totalité de leur gaine, ce. qui leur forme une sorte d'enveloppe; ce fait s'observe rarement sur les poils qui sont tombés spontanément.
Il ne faut pas oublier lorsqu'on examine des cheveux de signaler la présence des parasites ou œufs qu'on peut y rencontrer, ainsi que tout indice de nature à montrer que ces cheveux ont été teints.
§ 4. — Recherches dans les cendres des restes d'un cadavre.
M. Naquet * indique les deux réactions suivantes, qui peuvent démontrer que des matières osseuses ont été brûlées. Nous erons remarquer que ces réactions ne sont pas spéciales aux os humains, et qu'elles n'ont de valeur médico-légale qu'autant qu'il est possible de démontrer que des os d'animaux n'ont pas été brûlés dans le même foyer.
1° On chauffe une portion de la cendre avec de la potasse dans un creuset d'argent, et l'on reprend par l'eau froide. Si réellement la cendre provient de la combustion d'une matière animale, la liqueur renferme alors du cyanure potassique ; pour déceler ce dernier sel, on la rend acide au moyen de l'acide chlorhydrique, et on la précipite par le sulfate ferroso-ferrique. La présence d'un cyanure est alors indiquée par la formation d'un beau précipité bleu.
20 On cherche si les cendres renferment du phosphate de chaux. En effet, la houille, le bois et les matières dont on se sert pour faire du feu en général, n'en renfermant pas ou en renfermant à peine, la présence d'une quantité notable de cette substance annonce que des os ont été brûlés. Pour rechercher ce sel, on laisse macérer les cendres pendant vingtquatre heures, avec les trois quarts de leur poids d'acide sulfurique, puis on ajoute de l'eau à la pâte, et Ton filtre. Le phosphate de chaux ainsi transformé en phosphate acide soluble passe dans la liqueur filtrée. Cette dernière, additionnée d'ammoniaque, donne un précipité de phosphate neutre de chaux, et retient en dissolution du phosphate neutre d'ammoniaque. On filtre et Fon recherche l'acide phosphorique dans la liqueur, en acidulant celle-ci au moyen de facide azotique, et en la faisant ensuite bouillir avec du molybdate ammonique acidifié par le même acide ; il doit se produire un précipité ou tout au moins une coloration jaune.