Med.-chir. Review, vol. XV III, p
bb DU MARIAGE.
dation devient tout à fait impossible. M. Duplay a très bien décrit cette variété qu'il désigne sous le nom d'hypospadias périnéo-scrotaL L'ouverture de l'urèthre a lieu à l'union du périnée et du scrotum. Au moment de l'érection, la verge s'incurve inférieurement de telle sorte que le gland se porte en arrière et s'enfonce entre l'écartement du scrotum. Dans ces conditions, le sperme ne peut pas même être déposé à l'entrée de la vulve ; à la suite des tentatives de coït, il s'écoule en bavant sur le scrotum. Grâce au traitement chirurgical préconisé par M. Duplay^ cette forme d'hypospadias est curable.
La hernie scrotale volumineuse ne saurait être admise comme cause d'impuissance. D'abord, il est fort peu de cas où elle est assez volumineuse pour s'opposer complètement à l'intromission de la verge et, d'un autre côté, elle est susceptible, sinon de guérison, du moins de contention.
Quant aux autres causes d'impuissance signalées par les anciens auteurs, telles que grosseur ou longueur démesurée de la verge, rétrécissement de l'urèthre, nous ne pensons pas qu'il faille leur accorder en médecine légale une sérieuse attention.
Chez la femme, on peut admettre comme cause absolue d'impuissance l'absence ou l'imperforation de la vulve, du vagin ou de l'utérus. Nous ne parlons pas de l'absence des ovaires et des autres causes qu'il est à peu près impossible de constater pendant la vie.
Lorsqu'il y a imperforation de la vulve, le vagin s'ouvre quelquefois dans le rectum ^ ; dans ce cas, la fécondation est possible à la rigueur; mais on comprend que le coït contre nature, indispensable pour la produire, ne saurait être conseillé, même dans cette circonstance. L'oblitération du vagin peut être accidentelle et résulter d'une inflammation, d'une brûlure ou de toute autre cause.