Tamasia, Riv. sper, XIV
231 étaient mort-nés, 18 morts de maladies internes ou de faiblesse congénitale, 555 qui avaient péri par infanticide se répartissent ainsi :
Par suffocation 281
Par immersion dans des fosses d'aisances 72
Par fracture du crâne 70
Par strangulation 60
Par submersion 31
Par défaut de soins 14
Par blessures 8
Par combustion 8
Par hémorrhagie ombilicale 6
Par exposition au froid 3
Par empoisonnement 2
Total ~555
Ce tableau, qui embrasse une période de vingt-cinq années, montre quelles sont les causes de la mort et la fréquence relative de chacune d'elles. Il offre donc une division toute tracée pour l'étude de ces causes ainsi que des questions spéciales qui peuvent s'y rattacher.
40 Mort par suffocation. — Elle est de beaucoup la plus fréquente et peut être pratiquée de différentes manières : par Vocclusion des voies aériennes, par \ introduction dhin tampon dans la gorge, par Y emprisonnement dans un espace confiné et enfin par V enfouissement,
La mort par suffocation laisse rarement apercevoir des traces de violences directes, à part toutefois le cas où l'occlusion des voies aériennes par la main aurait laissé l'empreinte des doigts autour du nez et de la bouche ; c'est donc surtout par l'examen des organes internes qu'il faut en chercher les signes.
Les poumons asphyxiés présentent chez le nouveau-né une coloration rosée plus ou au moins foncée et quelquefois d'un rouge presque noir, selon que l'asphyxie a déterminé une congestion plus ou moins considérable. Mais.^ quel que soit le degré de congestion sanguine, on voit très souvent à la surface des poumons de petites taches ecchymotiques ponctuées, irrégu- Aièrement arrondies, d'un rouge très foncé, presque noires, dont les dimensions varient depuis celles de la tête d'une épingle jusqu'à celles d'un grain de chénevis (Tardieu). Ces taches sont disséminées sous la plèvre en nombre très variable et on les