‹ Manuel de médecine légaleChapitre 97 sur 353 · CINQUIEME PERIODE · texte numérisé non relu

CINQUIEME PERIODE

Le cerveau est un des organes dont on retrouve le plus longtemps des traces.

On ne distingue plus l'estomac, les intestins, le foie et la rate.

Les organes génitaux sont réduits à une masse in>\ràtre sur laquelle sont placés les poils, mais sans indice du sexe.

putréfaction? D'après M. lourdes, la décomposition se re'vèle par des signes évidents au bout de vingt-quatre ou de trentesix heures, c'est-à-dire au moment où la rigidité' cadavérique disparaît. Mais cette époque est nécessairement variable, selon la température, l'humidité, l'état du sujet et le genre de mort.

Ce que nous venons de dire se rattache évidemment à la putréfaction à Vair libre. Nous reviendrons plus tard, à propos de la mort par submersion, sur les phénomènes qui caractérisent la putréfaction dans l'eau.

Nous avons déjà parlé (De l'infanticide, p. 138) des caractères de la putréfaction dans les fosses d^ aisances. Cette question a été étudiée principalement sur des nouveau-nés par Orfila et Tardieu. Voici, d'après ce dernier auteur, quel est Taspect d'un cadavre après un séjour quelque peu prononcé dans une fosse: « Il exhale une odeur tout à fait particulière^ non pas franchement fécale, mais acre et tout à fait pénétrante. La couleur des téguments, si l'immersion n'a duré que quelques jours, est d'un blanc verdàtre, comme plombée, blafarde : plus tard, elle prend une teinte plus foncée, brune ou tirant sur un vert grisâtre. Elle est, dans ce cas, très uniforme et répandue également sur les diverses parties du corps. Lapw^r^f actionne s'empare que lentement du cadavre plongé dans les fosses d'' aisances ; elle ne s'accompagne pas d'un dégagement abondant de gaz putrides; aussi, le volume du corps n'est pas notablement changé. Les parties molles subissent à la longue une dégénérescence savonneuse et une dissociation graduelle. Les os deviennent d'un brun presque noir ^. »

Putréfaction dans la terre. — La putréfaction présente des caractères tout différents lorsque le corps a été inhumé. Elle s'opère d'autant plus facilement et plus vite que la fosse est plus près de la surface du sol, que ce dernier est argileux et humide, et qu'il présente une couche épaisse de terre végétale. Il est du reste impossible de fixer le temps nécessaire pour la destruction d'un cadavre sous terre, car on a observé à ce sujet des variétés et des différences aussi nombreuses qu'extraordinaires. Le tableau précédent, que nous résumons d'après Briand et Chaude, montre l'ordre dans lequel les phénomènes de décomposition s'accomplissent le plus souvent.

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