‹ Manuel de médecine (volume 2)Chapitre 87 sur 104 · Arch. gén. de méd · texte numérisé non relu

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PNEUMOTHORAX 907

quer un traitement rationnel, de savoir si la fistule est ouverte, fermée ou à soupape.

Le pneumothorax est-il ouvert: l’'ampliation thoracique est faible; par contre le tympanisme et les modifications qu’il subit suivant que la bouche est ouverte ou fermée, les signes amphoriques, le bruit d’airain, la succussion ont une grande netteté. La tension intra-pleurale est égale à la pression atmosphérique (ce qu'on peut vérifier facilement avec un trocart muni d’un manomètre à mercure), et la proportion d’acide carbonique contenu dans les gaz de la plèvre ne dépasse pas 5 pour 100.

Le pneumothorax est-il fermé : la tension intra-pleurale peut être inférieure ou supérieure à la pression atmosphérique. Dans ce dernier cas, la dilatation du thorax, le déplacement des organes voisins et la dyspnée sont accentués. La paroi distendue rend un son submat, le souffle amphorique fait ordinairement défaut. La teneur des gaz pleuraux en acide carbonique atteint ou dépasse 10 pour 100.

Le pneumothorax est-il à soupape : les signes observés sont moins tranchés. Dès que l’air contenu dans la plèvre est à une tension qui égale pendant l'inspiration celle de l'atmosphère, la soupape ne s’ouvre plus, le pneumothorax est momentanément fermé; mais il suffit de diminuer la tension intra-pleurale par une ponction pour voir reparaître tous les £aractères du pneumothorax à soupape. D’après Weil, le pneumothorax tuberculeux serait surtout un pneumothorax à soupape ou fermé, à tension positive.

Le diagnostic de la cause s’appuie sur les commémoratifs et les signes concomitants. En dehors du pneumothorax consécutif à la pleurésie purulente, c’est presque toujours la tuberculose qu’il faut incriminer, même quand il n’existe aucune manifestation appréciable de cette maladie. Le pneumothorax par rupture de vésicules emphysémateuses ne doit donc être admis que par exclusion et sous toute réserve.

Traitement. — Il doit être envisagé aux différentes périodes.

Au début, le point de côté et la dyspnée seront calmés par les injections de morphine, les ventouses starifiées loco dolenti, les : inhalations d'oxygène. La ponction à cette période initiale n’est indiquée que lorsque l’asphyxie ou la syncope deviennent imminentes. Cet accident caractérise le pneumothorax à soupape que M. Bouveret! appelle pour cette raison pneumothorax suffocant. Pour remédier à l’excès de tension, cet auteur propose d'établir une fistule thoracique à l’aide d’un fin trocart maintenu par une ceinture élastique et recouvert d’un pansemeni antiseptique.

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