MAL DE BRIGHT
maturies extra-rénales ! de provenance pyélitique ou vésicale qui peuvent en imposer pour une néphrite. Ces hématuries surviennent sans prodromes, sans troubles fonctionnels notables ; elles ne se répètent pas à chaque miction, elles sont ordinairement d’abondance modérée et s’accompagnent d’une très légère quantité d’albumine. De plus, certains symptômes par leur prédominance peuvent faire dévier le diagnostic. Il ne faut pas prendre pour une céphalée fébrile ou une méningite aiguë une céphalée urémique ; — pour des troubles oculaires déterminés par l’anémie cérébrale, des troubles oculaires causés par la néphrite; — pour une bronchite, une néphrite qui s'accompagne de dyspnée violente et d’æœdème pulmonaire; — pour une pleurésie, une néphrite dont la principale manifestation est un épanchement pleural. Mais ces erreurs peuvent être facilement évitées ; les œdèmes et l’albuminurie permettront de rétablir le diagnostic. La recherche de ces deux signes s’imposera et leur constatation fera penser aussitôt à une néphrite aiguë compliquée d’urémie, quand des céphalées gravatives, intenses ou des troubles oculaires surviennent brusquement au cours ou, le plus souvent, au décours d’une maladie infectieuse.
En résumé, le diagnostic des néphrites aiguës ne présente pas le plus ordinairement de grandes difficultés. Il faut être prévenu de l’apparition de complications rénales aiguës, toujours possibles au cours des infections et des intoxications générales, pour les rechercher, les diagnostiquer dès qu’elles apparaissent et ne pas se laisser surprendre par des accidents urémiques qui dans quelques cas peuvent être précoces.