‹ Manuel de médecine (volume 3)Chapitre 22 sur 263 · I. — HÉPATITE AIGUË TRANSITOIRE · texte numérisé non relu

I. — HÉPATITE AIGUË TRANSITOIRE

C’est la forme sur laquelle Leudet a appelé l'attention dans un mémoire publié en 1860‘. C’est l’ictère bénin alcoolique, opposé à l’ictère grave alcoolique. Elle est étudiée dans le chapitre traitant des Ictères.

Elle succède à une intoxication aiguë. L’ictère est en général foncé et est précédé par des accidents gastriques plus ou moins intenses, douleurs épigastriques spontanées ou provoquées, vomissements. La diarrhée, sans être constante, est assez fréquente; souvent les selles sont décolorées. Le foie est augmenté de volume et l’on provoque de la douleur par la pression de l’hypochondre droit.

Il n’y a pas d’élévation de la température et le pouls est ralenti; ce ralentissement du pouls s'accompagne ordinairement d’une dépression très marquée des forces et de troubles nerveux, somnolence, délire calme.

L’ictère ne dure pas en général plus de dix ou quinze jours et le malade se rétablit au bout de quelques semaines; les urines, biliphéiques au début, peuvent rester assez longtemps hémaphéiques.

D’après Leudet, on trouverait fréquemment des poussées d’ictère apyrétique dans les antécédents des malades atteints de cirrhose atrophique; elles surviennent également au cours de l’évolution des hépatites chroniques alcooliques. Ces poussées ne diffèrent que par leur longue durée, de deux à trois mois, de celles que nous venons d'étudier.

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