AVEC ICTÈRE CHRONIQUE
(CIRRHOSE DE HANOT)
Parmi toutes les cirrhoses du foie, il n’en est aucune qui ait au même degré que la cirrhose de Hanot une symptomatologie, une évolution et une anatomie pathologique toujours identiques à ellesmêmes; aucune, en un mot, dont l’individualité clinique s’affirme plus nettement. C’est l’ensemble de ces caractères qui prouve la réalité de cette entité nosologique, si longtemps contestée par tous les auteurs allemands, par M. Lancereaux en France; mais il semble se faire un revirement en Allemagne comme le prouvent les travaux d’Ackermann (1884), de Leube*et de Golubeff* (1894). Quant à la
1. Pour ce qui est de savoir si les substances inertes embolisées dans le foie peuvent faire naître de la sclérose, c’est une question qui a peu occupé les pathologistes jusqu'ici. M. Lancereaux à sigaalé autrefois une cirrhose anthracosique chez les fondeurs de cuivre.
2. Voir la thèse de HANOT (1875) et la monographie récente du même auteur : La cirrhose hypertrophique avec iclère chronique (1 vol. de la Biblioth. méd. Charcot- Debove), Paris, 1892. — Voir aussi SCHACHMANN (Thèse de Paris, 1887).