‹ Manuel de médecineChapitre 154 sur 199 · FopoR, cité dans le travail de Bardach · texte numérisé non relu

FopoR, cité dans le travail de Bardach

2, Cité par Roger. Nous empruntons ces détails et ceux qui suivent concernant l’action bactéricide à l'excellente revue critique de Roger que nous avons déjà citée,

3. MonTuoRi, Influenza dell ablazione della milze sul potere microbicidal del sangue (Riforma medica, 1893),

cette même expérience il a montré aussi que la rate n’était pas le seul organe qui assure cette immunité, puisqu’un certain nombre d'animaux, quoique dératés, résistent à l'infection, et que, lorsqu'un animal a l'immunité acquise, on peut cependant lui enlever la rate sans lui retirer par ce fait l’immunité.

L’obscurité la plus grande règne sur le rôle de la rate dans l’immunité; l’immunité, en effet, n’est pas fonction d’un seul organe, et, d'autre part, les résultats ne sont pas comparables, car les modes de vaccination employés pour conférer l’immunité sont absolument différents, selon les auteurs.

Pour mettre un peu de clarté dans la question, nous étudierons d’abord les résultats obtenus par les auteurs qui se sont servis. comme vaccin, de bactéries vivantes, mais atténuées ; puis, ceux des expérimentateurs qui ont employé des vaccins chimiques, cultures filtrées ou stérilisées, sérum d’animaux vaccinés.

1° Emploi de cultures vivantes et atténuées. — Bardach fait subir la vaccination charbonneuse de Roux et de Chamberland à trenteneuf lapins sains et à vingt-six lapins dératés; les premiers deviennent vaccinés, les seconds succombent, et l’on trouve des bactéridies dans leur sang et dans leurs organes.

Kanthack!, par contre, prétend avoir pu rendre des animaux réfractaires au bacille pyocyanique par l’inoculation sous-cutanée de petites doses virulentes, malgré l’extirpation de la rate.

2 Emploi de vaccins chimiques. —- Cesaris Demel? injecte des cultures filtrées de pneumocoque à un lapin dératé ; huit jours plus tard, il pratique une inoculation virulente et voit l’animal succomber aussi vite qu'un lapin neuf non vacciné pris comme témoin.

.. De même, Tizzoni et Cattani° ne peuvent rendre réfractaires contre le tétanos les lapins ayant subi auparavant la- splénectomie.

Par contre, Foa et Scabia“ vaccinent les animaux dératés contre le pneumocoque aussi facilement qu'avant la splénectomie ; Kanthack donne l’immunité aux animaux contre le bacille pyocyanique par l'emploi des matières solubles, et Righi° parvient à vacciner des souris contre la fièvre typhoïde expérimentale et le choléra, malgré l’extirpation de la rate.

Benario 6 obtient les mêmes résultats ; les souris dératées peuvent être vaccinées contre la ricine dont on connaît les rapports avec les

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