KoURLOFF (Wratch, nov
3. BARDACH, Recherches sur le rôle de la rate dans les maladies infectieuses (Ann. de l'Inst. Pasleur, 1889 et 1891).
spirilles dans le sang et il n’y a dans aucun organe trace de phagocytose.
C’est à la fonction phagocytaire de la rate que Soudakewitch et Metchnikoff attribuent son rôle de protection; c’est aussi ce rôle qu’invoque Bardach d’après le résultat des expériences suivantes :
1° Si deux jours avant d’inoculer le charbon au chien, on lui inocule dans les veines des poudres inertes, il prend l'infection, car ses phagocytes occupés à se remplir de particules de charbon ne sont plus capables de réagir vis-à-vis des bactéries ; 2° ce n’est pasl’action bactéricide des humeurs de la rate qui est en Cause, car on peut ensemencer avec succès le microbe du. charbon dans des fragments de rate de chien mis à la chambre humide, où l’action des humeurs pourrait se faire sentir, mais où manque l’action des phagocytes.
Pour les auteurs qui sont partisans, non pas de la théorie phagocytaire, mais de la théorie de l’état bactéricide des humeurs, le rôle de la rate est différent.
D’après Fodor !, la rate comme le foie est un organe où les bactéries peuvent facilement s’accumuler et devenir de véritables centres d'infection, parce qu’elles y sont moins exposées à l’influence bactéricide du sérum que dans le sang.
Hankin? aurait démontré la présence dans la rate d’une globuline fortement microbicide et Montuori* surtout a bien étudié l’influence de l’ablation de la rate sur le pouvoir microbicide du sang; chez le chien et le lapin, cette ablation supprime pour un certain temps le pouvoir microbicide du sérum sanguin, puis ce pouvoir reparaît pour reprendre son activité initiale au bout de trois à quatre mois. D’après lui, le pouvoir bactéricide du sang de l’animal serait dû à un véritable ferment et, comme l’a montré Ogata, ce ferment, très abondant dans le sang et dans la rate, ferait défaut dans le sang après la splénectomie.
4 Arguments tirés du rôle de l’ablation de la rate dans les phénomènes de l’immunité.
Bardach a montré que la rate semble jouer un rôle dans l’immunité naturelle, puisque les chiens dératés prennent le charbon alors que normalement ils sont le plus souvent réfractaires; mais par