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PEYROT, Pathologie exlerne, t. IL

Le cathétérisme forcé sans conducteur est une opération dangereuse, qui expose singulièrement aux fausses routes.

La divulsion se pratique au moyen de longues pinces à branches parallèles ou de dilatateurs divers, imités de ceux qui sont employés pour le canal de l’urèthre. Cette méthode n’est pas exempte de dangers.

La dilatation progressive donne les meilleurs résultats. On la pratique couramment avec une tige de baleine munie à son extrémité d’un pas de vis sur lequel peuvent se visser des boules d’ivoire ou de buis de diamètre croissant.

On peut faire la dilatation avec des sondes æsophagiennes cylindro-coniques dont les dimensions sont appropriées à celles du conduit æœsophagien. On se sert avec avantage du dilatateur imaginé par M. Debove!. Il consiste en un conducteur fait d’une tige en baleine flexible, portant à son extrémité une petite boule métallique, sur lequel glisseront de petites olives en caoutchouc durei (de 41 à 20 millimètres), poussées qu’elles seront par une tige métallique creuse, pouvant se plier en tous sens, mais acquérant sur la baleine une certaine rigidité.

Ces instruments doivent être introduits avec prudence et douceur pour éviter les accidents graves qui peuvent résulter de la perforation du conduit au-dessus du rétrécissement.

La bougie œsophagienne ayant traversé ce point rétréci est laissée en place durant cinq à huit minutes au plus, mais il faut avoir la précaution de faire pencher la tête du malade en avant, afin que la salive et les mucosités, dont la sécrétion est momentanément augmentée, puissent s’écouler par la bouche sans tomber dans le larynx. L’instrument ne doit être introduit que tous les deux ou trois jours et le même numéro doit être employé trois ou quatre fois de suite avant de passer à un numéro supérieur.

Cette méthode très avantageuse ne met pas à l’abri des récidives et, pour maintenir le résultat obtenu, il est nécessaire de ne pas abandonner complètement le traitement.

L’œsophagotomie interne est calquée sur l’uréthrotomie interne. C’est une opération souvent dangereuse qui peut provoquer la mort, soit par hémorrhagie, soit à la suite de la péri-æsophagite.

La gastrostomie est une ressource extrême qui mérite seulement d’être employée au cas de rétrécissement absolument infranchissable. La bouche stomacale peut être utilisée pour pratiquer le cathétérisme récurrent, au moyen d’une sonde introduite par le cardia. M. CourTois-SUFFIT.

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