‹ Manuel de médecine opératoire (volume 2)Chapitre 104 sur 307 · I. — Excision des amygdales · texte numérisé non relu

I. — Excision des amygdales

Il faut se rappeler que les amygdales sont en contact par leur face externe avec la carotide interne ; mais l'instrument en restera toujours assez éloigné pour prévenir toute crainte, pourvu que la lame agisse parallèlement à la paroi externe de la bouche.

Procédé par le bistouri. — Le malade est assis en face du jour. Le chirurgien accroche l'amygdale avec des pinces de

FiG. 529.

Bistouri à amygdalotomie.

Museux, la dégage d'entre les piliers par un mouvement de traction modéré; et tenant ces pinces de la main gauche, prend de l'autre main un bistouri droit, étroit, boutonné, et garni de linge jusqu'à trois centimètres de son extrémité. Il conduit ce bistouri entre l'érigne et la langue sous la base de l'amygdale jusqu'au delà de sa face postérieure, tourne alors le tranchant en haut, et coupe en plein dans la glande par des mouvements de scie, en agissant parallèlement à la paroi externe de la bouche, et de manière à détacher d'un seul temps toute la portion excédante de la tumeur. On retire ensemble le bistouri et les pinces de Museux, avec la masse excisée entre leurs griffes.

Quelques chirurgiens veulent que l'incision soit faite de haut en bas, pour éviter de blesser le voile du palais. Richter, craignant d'autre part pour la langue, incisait d'abord de haut en bas, puis de bas en haut, et finissait par la partie moyenne. Tant de précaution n'est pas nécessaire; et l'incision debas en haut, n'ayantguère d'autre avantage que de ne pas masquer les parties avec le sang qui s'écoule, peut très bien être remplacée par l'incision de haut

en bas. On a recommandé de maintenirla bouche ouverte avec un bouchon placé entre les dents du côté sain; de faire abaisser la langue avec une spatule par un aide, qui doit en même temps attirer la commissure des lèvres en dehors. Tout cela est à peu près inutile chez les sujets dociles ; pour les autres, on fera bien de recourir au procédé suivant, qui d'ailleurs est toujours supérieur au procédé par le bistouri.

Procédé de Fahnestoc'k, — Il se sert d'un instrument spécial, espèce de guillotine dans laquelle on engnge l'amygdale, qui y

FiG. 530.

i4my^ilalotoinc tlo Fahnestock, modifié p<ir Velpcau.

est retenue par une flèche simple ou double qui la traverse, et coupée ensuite en faisant mouvoir une lame circulaire par une simple traction (fig. 530).

On commence par choisir un instrument approprié au volume de l'amygdale à enlever. La bouche étant ouverte, on applique la fenêtre de l'instrument sur le pourtour de l'amygdale, de manière à la faire saillir au travers ; on pousse la tige qui supporte la flèche

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