‹ Manuel de médecine opératoire (volume 2)Chapitre 120 sur 307 · POLYPES DU LARYNX · texte numérisé non relu

POLYPES DU LARYNX

On les introduit et on les manœuvre en s'aidant du laryngoscope. Ces instruments sont très variés, car on a pratiqué le broiement sur place, ou l'arrachement, en saisissant la tumeur entre les mors d'une pince spéciale ; l'excision au moyen de polypolomes analogues à l'amygdalotome, d'aiguilles larges et tranchantes cachées dans une gaine protectrice, du galvano- cautère, etc. 11 suffit d'examiner ces instruments pour en comprendre le mécanisme (fig. 551, 552, 553).

Appréciation. — L'extraction par les voies naturelles est évidemment la méthode qui doit être préférée; mais elle est loin d'élre toujours possible, même quand le chirurgien a une

FiG. o51.

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habitude suffisante des explorations laryngoscopiques, même quand le chirurgien et le malade sont doués de toute la patience qu'exige la nécessité d'habituer par des manœuvres souvent et longtemps répétées le pharynx et le larynx du patient à supporter le contact des instruments. Le volume de la tumeur, sa friabilité, sa tendance à l'hémorrhagie, son implantation à la partie inférieure du larynx, l'indocilité du malade empêcheront souvent qu'on puisse pratiquer l'extirpation par les voies naturelles. Il faudra donc ouvrir au passage des instruments une voie artificielle; à quel procédé devra-t-on recourir? On peut se contenter de la section du cartilage thyroïde, dans les cas absolument rares oîi la tumeur aura son siège dans l'un des ventricules

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