‹ Manuel de médecine opératoire (volume 2)Chapitre 205 sur 307 · ADHÉRENCES DU PRÉPUCE · texte numérisé non relu

ADHÉRENCES DU PRÉPUCE

plat un ténotome aigu par-dessous le bourrelet constricteur, en rasant les corps caverneux, jusqu'à ce que l'on sente la pointe de rinstrunienl sous la peau au delà de l'étranglement. Alors on fait agir le tranchant d'un côté, de manière à décoller le bourrelet des tissus sous-jacents ; puis, retournant la lame, on en fait autant de l'autre côté, et on reprend le tpxis. Pour peu qu'il offre encore de difficultés, on réintroduit le ténotome pour achever de diviser les adhérences persistantes; après quoi la réduction s'opérerait en un clin d'œil.

.J'ai vu souvent échouer le procédé de Desruelles même après qu'on y avait ajouté le débridement des adhérences; je n'ai jamais échoué en employant le procédé suivant.

Procédé de Léon Le Fort. — La partie rétrécie du prépuce est le sommet, c'est-à-dire l'endroit où la muqueuse se joint à la peau. Dans le paraphimosis c'est cet anneau qui étrangle, il est par conséquent extérieur et placé en dehors du gland. Je ne puis mieux faire comprendre mon procédé qu'en disant qu'il a pour effet non de refouler le ffland au travers de l'anneau constricteur, mais d'amener cet anneau au devant du gland. En effet, après avoir comprimé le gland pour le vider des liquides qui le gonflent, je place les doigts des deux mains sur h^ côté de la verge, immédiatement au devant de l'anneau, ou dans la rainure quelquefois profonde qu'il forme, et cela de manière que l'extrémité libre de mes ongles prenne un point d'arrêt solide sur la peau. Cela fait, je tire en avant les parties ainsi saisies en même temps que les deux pouces prennent point d'appui sur le gland refoulé en arrière. Le procédé, je dois l'avouer, est douloureux, car les ongles marquent leur place dans la peau; mais je le répète, par lui je n'ai jamais depuis vingt ans échoué devant un paraphimosis, et je n'ai jamais eu à faire d'incision (lig. 632),

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