‹ Manuel de médecine opératoire (volume 2)Chapitre 28 sur 307 · Cataracte cristalline · texte numérisé non relu

Cataracte cristalline

La pliis commune de toutes, elle se présente sous deux formes principales : la cataracte dure et la cataracte molle. Les procédés destinés à les détruire se rattachent à deux grandes méthodes, selon que le cristalHn est laissé dans l'œil ou qu'il est amené au dehors. A la première se rattachent, comme méthodes secondaires, l'aôflîsse/rtewi, le broiement, la discission de la capsule; à la seconde, Vextraction proprement dite, l'écoulement et l'aspiration.

Mais avant de décrire chaque méthode en particulier, il sera hon de s'arrêter à quelques préliminaires qui se rapportent à toutes. Ces préliminaires concernent : 1<> la position du malade ; 2° celle du chirurgien et de ses aides ',3° les précautions à prendre à l'égard de l'œil.

1® Le malade peut être assis ou couché; mais dans l'un et l'autre cas, l'œil doit être exposé au grand jour, de telle sorte qu'il ne reçoive d'omhre ni du chirurgien ni des aides, et qu'aucun reflet provenant d'un faux jour ou d'une lumière trop vive ne trouble, pour l'opérateur, la netteté des objets. Quand le malade est couché, la tête trouve sur l'oreiller un point d'appui naturel ; quand il est assis, il faut, pour prévenir un mouvement inconsidéré en arrière, que la tête soit appuyée contre la poitrine d'un aide ou contre celle de l'opérateur. Quelques-uns le mettent sur un siège un peu bas, afin qu'assis eux-mêmes sur un siège peu élevé, ils n'aient pas trop à hausser la main; d'autres préfèrent opérer debout, et font asseoir le sujet sur une chaise haute, afin de n'avoir pas trop à se baisser.

Le choix entre ces diverses positions est remis au goût ou aux habitudes de l'opérateur; cependant il est généralement admis d'opérer le malade couché, condition indispensable toutes les fois qu'on a recours à l'aneslhésie.

2° Le chirurgien opère donc debout ou assis. Il est nécessairement debout lorsque le malade est couché; il est assis quelquefois, comme je viens de le dire, lorsque le malade est assis. Généralement il se place en face de l'œil à opérer ; il n'y a même aucun motif d'exception pour les chirurgiens qui opèrent de la main droite sur l'œil gauche, et sur l'œil droit de la main gauche. Ceci peut être permis aux véritables ambidextres; pour les autres, l'emploi de la main gauche est un tour de force périlleux pour eux-mêmes, bien plus encore pour les malades, et qu'une routine opiniâtre a pu seule conserver jusqu'à ce jour. Pour ma part, j'opère toujours de la main droite, en me plaçant selon le besoin en avant ou en arrière ; dans ce dernier cas, la position debout est de rigueur.

3° Dans la plupart des opérations de cataracte, on amène la dilatation de la pupille à l'aide de la belladone; soit en instillant entre les paupières, quelques minutes à l'avance, une ou deux gouttes d'une solution d'atropine.

11 convient aussi d'appliquer une bande sur l'œil auquel on ne veut pas toucher, à moins que la vue n'y soit également perdue.

Une affaire plus importante est de tenir les paupières écartées. On se servait autrefois du doigt de l'aide ou de l'élévateur de

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