‹ Manuel de médecine opératoire (volume 2)Chapitre 32 sur 307 · III. — Broiement · texte numérisé non relu

III. — Broiement

L'aiguille enfoncée par la sclérotique ou par la cornée, comme pour l'abaissement, et la pointe arrivée au centre du cristallin, au moyen de mouvements circulaires imprimés à l'instrument, on réduit l'organe en parcelles qui se perdent dans l'humeur aqueuse. On peut encore découper avec le tranchant de l'aiguille et disperser ces fragments dans les chambres de l'œil, en laissant libre, autant que possible, l'axe de la vision. Un point important est de ne pas laisser l'aiguille dans l'intérieur de la capsule, mais de l'en retirer à chaque manœuvre de broiement, pour l'y reporter dans une direction différente. Ceci a pour objet de diviser la capsule antérieure, afin de mettre les débris du cristallin en coniact avec l'humeur aqueuse où ils se résorberont plus "vite. Si le cristallin était broyé dans sa capsule, sans division de celle-ci, la résorption serait très lente à se faire, ou même ne se ferait pas.

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