VIII. — Cataractes capsrilaires
Elles étaient regardées il y a quarante ans comme fort communes, Malgaigne a fait voir qu'elles étaient d'une rareté excessive, à ce point qu'on a pu douter un instant de leur existence. 11 a établi en outre qu'elles n'existaient jamais sans une opacité plus ou moins étendue du cristallin.
Lorsque la cataracte est simple, c'est-à-dire sans adhérences, quelques-uns ont conseillé de l'abaisser; mais c'était surtout à une époque où l'on ne savait pas la reconnaître, et où l'on prenait pour des cataractes capsulaires les opacités corticales de la lentille.
Je pense que la capsule altérée doit toujours être extraite, et le procédé ordinaire d'extraction conviendra dans la plupart des cas. Si, cependant, l'œil petit et enfoncé offrait une contre-indication sérieuse, Quadri appliquait alors ce qu'il appelait sa métliode mixte; c'est-à-dire qu'avec l'aiguille ordinaire introduite par la sclérotique, il abaissait le cristallin, tandis qu'avec une autre
aiguille formant pince et passée à travers la cornée, il allait saisir la capsule pour l'entraîner au dehors. Au lieu de cette aiguille, qui ne ferait qu'une ouverture trop étroite à la cornée, mieux
FiG. 445.
Scrretcllcs.
vaudrait pratiquer une petite incision à cette membrane, et se servir des serretelles (fig. 4-45) pour aller saisir la capsule.
Si la capsule était adhérente à l'iris, l'opération devrait consister en une combinaison, variable selon le cas, de la pupille artificielle et de l'extraction. •