‹ Manuel de médecine opératoire (volume 2)Chapitre 58 sur 307 · DES CORPS ÉTRANGERS DANS L'OREILLE · texte numérisé non relu

DES CORPS ÉTRANGERS DANS L'OREILLE

chez l'adulte il se rapproche de la perpendiculaire, qu'il atteint presque complètement chez le vieillard (Lenoir). Pour s'assurer de la présence, du volume, de la nature du

Fi G. 4G4.

t>péculuni Toynbcc. — i, 2, 3. diamètre des trois numéros de spéculum.

corps étranger, il faut pouvoir explorer dans toute son étendue le conduit auditif. On peut s'aider, pour cette exploration, de spéculum, soit celui de Bonnafont ou de Desarènes (fig. 4.62, 463), soit celui de Toynbee (fig. 464.), dont la dimension doit être pro-

FiG. 465.

OTCSCOPE.

A, ouverture par laquelle pénètrent les rayons lumineux. — B, oculaire. C, spéculum cylindrique. — D, spéculum ouvert latéralement.

portionnée à la largeur du conduit. On peut aussi s'aider de l'otoscope. Cet instrument se compose d'un cylindre métallique, lequel renferme dans son intérieur un miroir percé à son centre et incliné de telle sorte qu'il renvoie dans l'axe du spéculum les

rayons lumineux arrivant par l'ouverture latérale (A). A l'autre extrémité l'otoscope porte un diaphragme (B) percé d'une ouverture centrale au travers de laquelle regarde l'observateur (fig. 465).

Procédés opératoires. — Les corps étrangers qui s'introduisent dans le conduit sont de diverse nature, et donnent lieu à des indications diverses. On peut les ramener à quatre classes, savoir :

1° Le cérumen durci, qu'on tâche de ramollir d'abord, soit avec Fhuile ou l'eau de savon tiède, ou l'eau salée, ou même l'eau pure en injection, et qu'on extrait ensuite avec un cureoreille.

2° Les insectes vivants, tels qu'une puce, une punaise, un perce-oreille. Si l'on ne peut pas les enchevêtrer dans un flocon de laine ou de coton, les engluer avec un stylet enduit de glu ou de poix, ou enfin les saisir avec des pinces, il faut les tuer en versant dessus de l'huile, de l'eau chaude, ou des liquides encore plus actifs, tels qu'un mélange d'huile et de chloroforme.

3° Les corps mous : coton', papier, insectes morts, graines de légumes. On glisse entre eux et les parois du conduit un cureoreille, un petit crochet, dont on se sert ensuite, quand on est arrivé au delà du corps étranger, comme d'un levier du premier genre. S'ils sont trop volumineux, on les divise avec un ténotome aigu et on les extrait par morceaux.

i° Les corps durs, tels que de petits cailloux, des grains de plomb, de verre, des noyaux de cerises, etc. Ici les difficultés sont quelquefois très grandes.

Si cependant le corps étranger, récemment introduit, n'a pas encore développé de gonflement, on peut essayer de l'extraire immédiatement. Le chirurgien, attirant le pavillon en haut et en arrière avec la main gauche, saisit de la main droite une curette mince qu'il engage le long de la paroi postérieure du conduit jusqu'au delà du corps étranger, et essaye de le repousser en dehors, en se servant de la curette comme d'un levier du premier genre.

On a aussi imaginé des instruments plus efficaces que la curette. Il y a d'abord la curette articulée de Leroy (d'ÉtioUes)

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