‹ Manuel de médecine opératoire (volume 2)Chapitre 91 sur 307 · I. — Génoitlastie · texte numérisé non relu

I. — Génoitlastie

Franco est le premier qui ait restauré une joue presque entièrement perdue. Il fendit la peau, dit-il, contre roî'eilley

MALGAIGNE ET LE FORT. — 9' édit. il. — 13

contre Vœil et contre la mâchoire inférieure, et disséqua les téguments de tous côtés jusqu'à ce qu'il pût en affronter les bords. Il est probable qu'il avait ainsi taillé plusieurs lambeaux, comme dans les procédés à tiroir. J.-N. Koux, dans un cas moins grave, s'est contenté de disséquer les bords de la solution de continuité, sans tailler de lambeaux. On pourrait également recourir aux procédés par inclinaison. Mais, dans des larges pertes de substance, peut-être aucun procédé n'offre autant de ressources que celui de Lallemand, qui se rattache à la méthode indienne.

Procédé de Lallemand. — Les bords de la perte de substance étant avivés, le chirurgien trace sur le cou la figure du lambeau

Fi G. 526.

Procédé de Lallemand.

dont il a besoin, en lui donnant un tiers de plus en largeur que la plaie à recouvrir. Ce lambeau doit êlre pris sur le côté du cou, au-dessous de la mâchoire et au-devant du muscle sternomastoïdien ; il est donc oblique de haut en bas et d'arrière en avant, et son pédicule, large de 3 centimètres, doit être situé près de la plaie, avec laquelle il se continue par son bord antérieur et supérieur. On le dissèque avec soin en lui laissant toute

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