II. — Des scîcs
i)n en dislingue plusieurs espèces : 1° selon leur épaisseur, défi la fine scie d'horloger, qui sert pour les dents ou les phalanges, [u'à la grande scie à amputation; -2° selon lew forme, on disue les scies droites, les scies en crête de coq ou à dentelure conî, la scie versatile de Scultet, la scie circulatoire ou trépan ; et n la soie articulée, les ostéotomes de Heine, de Lesguillon, de rrière, etc.
.a scie droite est tenue différemment, selon la forme de son iche, toutefois toujours à pleine main, de manière à ne pas iller. On commence par lui tracer sa voie sur l'os en faisant • la dentelure obliquement, et en la dirigeant avec l'ongle du ce de la main gauche; la voie étant bien assurée, on relève la ! de manii're à porter sa lame perpendiculairement, ou d;ins le s indiqué par la maladie. On la fait agir à grands coups, dans sqiie toute l'étendue de la lame, en évitant toutefois de heurter avec les bouts de l'arbre lixé à cette lame. Ou appuie sur le ichant en poussant la scie en avant; on l'abandonne à son prc poids en la retirant. Dans ces mouvements alternatifs, on isse av(!c le bras môme, de façon que le coude avance et recule c la scie. A mesure que la division de l'os avance, on agit plus
•^•^ OPÉRATIONS GÉNÉRALES
légèrement cl à plus polils coups. Il importe beaucoup ■ quaml on divise un os long, que les aides cl.argcs de maii, ses deux extrémités aient soin de les tenir bien parallék-s • peu qu'elles s'inclinent d'un côté ou de l'autre, ou bien on ré a voie de la scie et on l'empôche de marcher, ou bien on 1 bailler outre mesure, ce qui expose à faire éclater la portion qui reste à scier.
Plusieurs chirurgiens recommandent une autre maniùrc d qui consiste à maintenir le bras immobile ou presque imn auprès du tronc, et à exécuter le mouvement de va-et-vient | flexion et l'extension alternatives de l'avant-bras. La pose de rateur paraît ainsi plus gracieuse et moins gênée; un av;. plus sensible est d'occuper moins de place, quand on a 1 d'aides nombreux pour contenir le malade. 11 faut donc s'ex d'après ces deux procédés,
La scie de Larrey (fig. 196), qu'on appelle à tort scie de genbeck, est réduite à une lame étroite, mais d'une certaine seur, supportée par un manche. Elle sert surtout dans les lions.
Fin. i96.
.Scie lie l.nri'ov.
La scie à ente de coq est une lame large, convexe el du sur sa convexité. Elle est destinée à permettre d'agir sur (
Fic. 197.
Si'ip on m^to ilo cm^.
légèrement cachés par la saillie des parties înolles voisines. El du reste fort peu employée el d'un maniement difficile.
La scie versatile de Scidtet, à peu près oubliée, a reparu av
• li lis SGI lis. 350
}s modilicalions depuis la vulgarisation des résections. La laaic être tournée dans lous les sens.
nj^is^anl ^lU' l'arbre.
atelier a imaginé une scie spéciale laissant entre l'arbre et la 6 un espace assez grand pour que l'on puisse, dans- la réscclion
Fk;. 199.
Sr.lli A l',li:^£(;TI(lN.
■uilue. 2. Lii/lr.iiditf. — II, a'. Arliouliitiou permoUaul île changer la direction
«raie île la Inme. — 6. .\rbre repoussé en liant par le rapprochement de la tigo c n -de tendre la lame.
5enou, passer le fémur ou le tibia dans le centre de la scie et r d'arrière on avant, les dents de la scie regardant du côté de bre.
360 OI'ÉliATIONS GÉNÉHALES,
I.a scà' articulée ou à chaîne offre cel avantage, que sa dcntPi, peut prendre toutes les courbures désirées, et qu'on peut 1-, n, sous 1 os pour le scier de .ledans en deliors. Ce passa'^e nVsi' loujours sans difficulté. En général, on délaclio la cl.aino de 1 de SHS manches, et Ton passe dans un chas qu'ell.; offre à ^on Irômilé un cordonnet de soie, enfilé d'autre part à une grande guille courbe émoussée à sa pointe. C'est cette aiguill- qu'on , gage sous l'os, et quand ou et parvenu à la r. tirer de l'auirc c,
A. Uoile duiis Inrjiiello ?o lixc riuio des cxtrèmitùs île la clminc. — 1!. Croeliel Cx I exlrùmitc libre delà cliaine.— C. Aisiiillo poiu' passer aiiluur de l'os le fil coud iicten-
on tire sur le cordonnet, qui entraîne la chaîne à sa suite. On réaplique le manche; alors l'opérateur les saisit tous les deux à pleir main, et l'on communiqué à la scie dns mouvemenis de va-el-vieren ayant soin d'y mettre beaucoup d'accord et de douceur.
On a im;iginé plusieurs sci' s à sectionner les os que ne pourra atteindre une scie droile ou pour lesquels on ne pourrait emplof: la scie à chaîne. Les scies d;- Heine, de Martin, de Charrière soremarquables comme invention et fabrication, seulement — il e à peu près impossible de s'en servir, faute d'un point d'appui sui fisant.
II f. — Des perforai ifs.
L'instrument auquel on donne le nom de perforât! f est une pj ramidc à trois ou quatre angles, qu'on fait agir comme le trépan, i
DU TRÉPAN
i, en creusant des trous dans divers points de l'os, diminue sa idité et le rend plus facile à rompre ou à attaquer par d'autres itruments.
Depuis que l'on pratique la suture des os, on a imaginé plusieurs itrimients destinés à préparer le passage du fil au travers des eximilés osseuses qu'on veut rapprocher et tenir en contact. On se 't de forets emmanchés et maniés soit à la main, soit au moyen me manivelle.