‹ Manuel de médecine opératoire (volume 3)Chapitre 115 sur 232 · I. — De la carie · texte numérisé non relu

I. — De la carie

On procède contre la carie de deux manières : 1° en détruisa les tissus altérés ; T en les enlevant jusqu'aux tissus sains, comn toute autre dégénérescence.

I. Destruction des tissus cariés. — Elle s'opère par les eau tiques ou le cautère actuel.

\° Les caustiques. — On commence par mettre à nu toute 1'^ tendue de la carie, en anticipant même un peu sur les limites i l'os sain, et en enlevant toutes les végétations qui la recouver Si ce premier temps de l'opération a causé ou trop de douleur . trop d'hémorrhagie, on se contente de panser la carie avec de charpie sèche. Le lendemain, on observe la quantité de pus écoul il ne doit y en avoir tout au plus que pour imbiber la charpie; l'appareil en est inondé , il est certain que celte surabondance matière vient de quelque foyer caché, soit dans les os, soit dans 1 parties molles, et qu'il est important de reconnaître.

Du reste, si la carie est très-superficielle, les cathérétiques 1 gers suffisent; si elle est plus profonde, et surtout compliquée d"i ramollissement très-avancé, il faut des caustiques énergiques.

2° Le cautère actuel. — On met à nu la carie, et l'on enlève d'abc i avec la rugine, ou la gouge et le maillet, tout ce qu'il est possil d'enlever, pour que l'action du feu agisse plus promptemenl sur partie saine de l'os. La plaie doit être pansée cette fois avec lach;

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