I. — Da cal anguleux
Ce sont surtout les fractures réunies par un cal anguleux qui on attiré l'ajtention des chirurgiens. On a cherché alors à détruire 1 cal de quatre manières: 1° ^pav rupture ; 2° par section; 3° par uni méthode mixte qui associe la section et la rupture ; U° par excision
1° Rupture du cal. — Lorsque la consolidation est encore o< incomplète ou très-récente, on a essayé, tantôt des tractions e< sens contraire aidées d'une pression directe sur le cal avec lé pouces, le genou, les attelles; ou bien la compression seule sui l'angle formé par la rencontre des deux fragcnenls, à l'aide d'ui tourniquet ou d'un petit étau.
Quand le cal a acquis une grande solidité, on a eu recours à de* moyens plus puissants, savoir :
1° La percussion avec un marteau;
2° Une pression violente à l'aide d'un bâton placé en travers du l'os et sur lequel on appuie des deux mains, l'os reposant sur m plan solide par ses deux extrémités et portant à faux par sa partil moyenne ;
3° La machine à pression de Bosch, assez semblable à une press< de relieur.
2° Section du cal. — Paul d'Égine voulait qu'on mît à nu le ca pour le diviser avec des tenailles incisives. Dans un cas où le tibii avait été réuni à angle, avec un tel raccourcissement que plusieuiv chirurgiens avaient conseillé l'amputation, A. Key et A. Cooper jm gèrent qu'on devait tenter la section du cal. On le mit à nu moyeni nant une incision de 1 0 à 1 1 centimètres ; l'os fut dégagé des chain dans toute sa circonférence, puis scié, en dessous avec la scie ; chaîne, en dessus avec la scie ordinaire. Le sujet était guéri aa bout de quatre mois.