‹ Manuel de médecine opératoire (volume 3)Chapitre 122 sur 232 · II. — Aukylose cDxo-féuiorale · texte numérisé non relu

II. — Aukylose cDxo-féuiorale

[ci l'on ne s'est pas contenté de ramener le membre à une posi- \i meilleure, on a voulu surtout le pourvoir d'une articulation ificielle. On a mis en usage, à cet effet, la rupture, la section et résection.

1° Rupture de l'ankylose. [Buehring a essayé d'appliquer le briaent forcé à la guérison de l'ankylose de la hanche ; les résultats ; été nuls ou malheureux. Nussbaum y eut recours 13 fois. Dans ;un cas, il n'y eut rétablibsement des mouvements ; 8 fois la poon vicieuse du membre fut atténuée. Sur les cinq autres mala- ?, deux furent améliorés ultérieurement par la section du col du nur, avec la gouge ; chez le dernier il fallut employer les mouffles, iqui amena une eschare de la peau. ]

En 1859, Laborie a rompu une ankylose delà cuisse, en forçant flexion du membre. Il est vrai que cette ankylose succédait à rhumatisme articulaire qui ne remontait pas au delà de cinq

)is, et que l'on ne s'était pas assuré si elle était vraiment os-

ise.

2° Section de l'os. Procédé de Tlhea Barton. — Appliquée pour la emière fois en 1826, pour une ankylose qui maintenait la cuisse chie à angle droit sur le bassin, avec adduction et rotation en dans.

MALGAIGNE. — MÉD. OPÉR. — 8° édit. I. — 22

:i86. OPÉRATIONS GÉNÉRALES. ,i

Le chirurgien fit d'abord une incision de 15 à 18 cenlimèl de longueur, commençant cà 1 1 millimètres au-dessus du grandi chanter, et n'intéressant que la peau; puis une seconde Iransv sale de 12 à 13 centimètres d'étendue, traversant la premièrela partie la plus saillante du grand trochanter, et la convertis! en incision cruciale. Les quatre angles furent disséqués et écan l'aponévrose divisée, et les muscles qui recouvrent l'os au voisin du grand trochanter détachés avec soin, en évitant de couper f nécessité les fibres musculaires. Après avoir isolé l'os devan derrière les deux trochanters, de manière à permettre aux ( doigts indicateurs dé passer par-dessous le col du fémur, on ûi l'os, à l'aide d'une scie forte et étroite, une section transvee qui, commençant en dehors et vers le milieu du grand troclt ter, se termina en' dedans vers la partie inférieure du cob fémur, un peu au-dessus de son implantation sur la diaphyse. L'i ration ne dura pas plus de sept minutes ; il n'y eut aucun vaisu à lier.

La cuisse fut écartée, le genou tourné en dehors, le meni tout entier mis dans l'extension à l'aide de l'appareil de Desauli plaie fermée à l'aide d'emplâtres agglutinatifs. Dès le vingtit jour, on commença à faire mouvoir le membre avec précaulil au soixantième, la plaie était cicatrisée ; le malade se leva e( soutenant sur des béquilles. Quarante jours après, il pouvait i se promener : les mouvements de la nouvelle articulation étas libres ; le pied pouvait être porté à 60 centimètres en avant, ; en arrière, à 50 en dehors, et à 15 par la rotation en dedans.-

3° Résection. Procédé de Kearny Rodgers. — La résection 3 pratiquée par ce chirurgien, non pas en vue de faciliter l'étah sèment d'une pseudarthrose, mais parce que la cuisse ankylr était plus longue, l'autre ayant été raccourcie par une fracture comme l'ankylose s'était faite dans l'abduction, pour mieux affi ter les fragments, on enleva un segment de 12 millimètres de 1 teur en dehors et de 18 en dedans. Le procédé ne fut pas d'ailll autre que celui de Barton, si ce n'est que l'opérateur supprinM branche postérieure de l'incision en croix ; et les deux sectioni l'os se firent entre les deux trochanters. Le malade guéri pou< porter le membre dans l'abduction, dans la rotation eu dehon en dedans, et le fléchir presque à angle droit.

Tels sont les résultats annoncés; mais je crains fort qu'il n'j eu dans ces deux cas une trop flatteuse illusion. Maisonneuve & } tiqué la section simple, à l'imitation de Rhea Barton, à l'aide d'i incision courbe à concavité antérieure, en arrière du grand I

DES ANK\LOSES.

iiter ; il ne put, malgré ses efforts, diviser le col même, et fut aê, comme son devancier, de scier l'os entre les deux trochan- ! Le sujet guérit, et fut présenté à l'Académie comme jouissant 16 articulation artificielle. 11 n'en était rien, et une observation aeu attentive démontra que tous les mouvements se passaient i la région lombaire,

est plus que probable qu'il en était ainsi dans le cas de Barton, itant plus qu'à l'autopsie, faite huit ans plus lard, le fémur fut ivé parfaitement consolidé. La résection serait assurément plus irable à l'établissement d'une pseudarthrose ; mais alors même oute qu'on en obtînt le résultat désiré. J'ai étudié et sur le ,nt et sur le cadavre les mouvements de la cuisse dans les fracisintra-capsulaires non consolidées ; on peut bien lui commuler à peu près tous les mouvements naturels ; mais dès qu'il it de les faire exécuter par les muscles, au signal de la volonté, ;me si l'on retrouve quelque mobilité dans la jointure, et tous mouvements se passent dans la région lombaire. Une pseudarise au-dessous du grand trochanter ne saurait donner davan- ! ; et j'aurais même peur qu'elle ne compromît la solidité de la rche, sans profit pour la liberté des mouvements, lès lors, la section simple, préférable à la résection, n'a pour t réel que de ramener le membre à une position meilleure ; ce isuffit toutefois pour la justifier. Seulement je m'étais demandé Elans cette vue, il ne vaudrait pas mieux introduire par une plaie ►ite un ciseau avec lequel, â l'aide du marteau de plomb, on brilitle cal de l'os avec moins de dégât des parties molles. Le pro- 3 de Langenbeck pour les' courbures rachitiques pourrait aussi îvoir ici une heureuse application.

C'est ce qu'a fait Nussbaum dans un cas, et dans deux autres il lervit de la gouge et du maillet. Dans ces trois cas, il y eut ressèment du membre. Dans un cas où ce chirurgien employa la hode de Kearny Bodgers modifiée par Scymanowsky , l'opéré irut épuisé par la suppuration. Deux fois il réséqua la tête fémoi, il y eut une guérison et une mort par infection purulente. ]

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