‹ Manuel de médecine opératoire (volume 3)Chapitre 126 sur 232 · SUTURE DES OS. LIGATURK DES OS · texte numérisé non relu

SUTURE DES OS. LIGATURK DES OS

> se sert d'un foret ou d'un poinçon dont la pointe est munie de ux étroites ailettes tranchantes, avec lequel on perfore les fragents, et l'on passe dans le trajet de l'instrument un fil, le plus uvent métallique. Mais si le placement du fil n'entraîne pas de aades difficultés, on est quelquefois fort embarrassé lorsqu'il igit de l'enlever. L'anse est profondément cachée avec l'os i-même, recouverte des parties molles de la plaie, et l'on ne :ut pénétrer assez profondément et assez sûrement pour être

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certain de ne pas sectionner, au lieu de l'anse, la partie où lei deux fils tordus se trouvent réunis, ce qui a pour résultat de laisse; le fil dans l'os où il a été placé. Pour parer à cet inconvénient j'engage les deux bouts du fil dans un tube percé à son extrémitd libre de deux trous latéraux, au travers desquels passent les deu; extrémités du fil que je tords tout à fait en dehors de la plaie. ;

FiG 210.

PROCÉDÉ DE JonDAN (dE MANCHESTEB)

A, incision des parties molles. — B, mancliette périostique rabattue autour du second fragment. — suture du périoste.

Au lieu de suturer les deux fragments, on peut, si la section dd deux os est très-oblique, se contenter de placer un fil autour d l'os et substituer la ligature à la suture. Langenbeck et Busk OD substitué à la suture les chevilles métalliques.

15'' Résection avec décollement et suture du iJériostc. — Ce pr cédé a été imaginé et mis en pratique par Jordan (de Manche

DES PSEUDAUTimOSES. 'iOi

cv). Les fragments étant mis à nu comme à l'ordinaire, avant de proéder à la résection, on décolle sur le fragment supérieur une ertaine étendue du périoste, qui doit servir à envelopper comme 'une manchette le fragment inférieur. Ce procédé a réussi chez ne jeune fille de quatorze ans ; sur deux autres sujets de quarante , cinquante ans, on n'a rien obtenu. Il suffit de jeter les yeux sur es figures qui représentent, d'après l'auteur lui-même, le temps irincipal de l'opération, pour accorder peu de prix à ce procédé ilus théorique que pratique. En effet, si le périoste se détache ssez facilement, quelquefois, de l'os qu'il recouvre, l'inflammation ui accompagne toute fracture l'a intimement uni sur sa face xterne aux parties molles voisines. 11 serait presque toujours à eu près impossible de l'isoler et d'en former une véritable aîne.

Appréciation. — Pour juger l'efficacité et la valeur de ces prolédés qui tous ont donné un certain nombre de cas de succès, il aut se rendre compte du mode de guérison des pseudarlliroses.

Or, cette guérison ne peut être obtenue que de deux manières : 1 première, par le mécanisme de la consolidation des fractures impies en provoquant dans les extrémités fracturées et dans les issus qui les entourent le réveil du travail sécréteur du cal; la econde, par le mécanisme des fractures compliquées en suscitant urjes extrémités osseuses, plus ou moins exposées au contact de air extérieur, la formation de bourgeons charnus. Avant de faire [n choix entre ces moyens, il faut se rappeler que certains d'entre |ux peuvent compromettre gravement la vie du malade, et tenir rand compte de la gravité très-différente des méthodes employées, insi, sur 159 faits de résection simple ou avec suture, réunis par rurlt, on compte 13 cas de mort. Le grattage en donne 2 sur 3 opérés, et le séton 3 sur l^iO. Aucun décès n'est survenu dans îs 345 cas dans lesquels on a employé les autres procédés. C'est onc tout d'abord à ces derniers qu'il faudra avoir recours. Or, armi ceux-là quelques-uns laissent peu espérer le succès; c'est insi que les applications de médicaments sur la peau, l'acupuncare, l'immobilisation prolongée, sont peu ou pas efficaces. Le "Ottement des fragments exercé spontanément en faisant marcher î malade muni d'un appareil, ou prîitiqué chirurgicalement s'il 'agit du membre supérieur, sera d'abord tenté. On pourra de lême avoir recours à l'extension forcée s'il y a chevauchement.

Si ces moyens échouent, on pourra recourir aux procédés qui gissent directement sur les fragments, mais à travers une étroite uverture de la peau, tels que la scarification sous-cutanée. Le

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séton ne sera employé qu'après ces premières tentatives, mais ne le laissant en place que jusqu'au moment où l'on aurapudi i miner l'inllammalion du loyer. La résection sera la dernière i source en raison des dangers qu'elle fait courir au malade. Qu à l'amputation, elle ne doit être pratiquée que dans des cas ablament exceptionnels, alors que tout a échoué et qu'un appai prothélique n'est pas applicable. La cautérisation, le grattage ( fragments mis à nu, la résection d'un seul os, l'implantation ( i chevilles, la suture périoslique de Jordan sont des procédés « inapplicables ou d'une infériorité marquée sur tous les autres, !< en ne laissant pas que d'offrir de véritables dangers. Enfin, loi qu'il s'agit de faire un choix entre toutes ces méthodes, il 1; tenir grand compte de la variété de pseudarthrose à laquelle oi affaire. C'est ainsi que dans un cas dans lequel le fragment su| rieur du fémur passé au travers de l'aponévrose fascia lata, coni à travers une boutonnière, serait séparé de l'exlrémité du fragnn inférieur par cette aponévrose et par des fdDres musculaires, serait obligé d'en venir de prime abord au dégagement et à résection des fragments.

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