‹ Manuel de médecine opératoire (volume 3)Chapitre 171 sur 232 · AMPUTATION DES PHALANGES · texte numérisé non relu

AMPUTATION DES PHALANGES

Si nous perdons plus d'opérés en France qu'en Angleterre, c'est, fulre rinlluence de la race, que les hôpitaux anglais sont mieux (ue les nôtres à l'abri de l'encombrement, mieux conçus au point e vue des données multiples de l'hygiène, que les malades sont nieux nourris, plus alimentés, mieux soignés parles surveillants et es «Mrses anglaises que par nos religieuses et nos infirmiers, et que la ratique chirurgicale, pour ce qui regarde les pansements est plus vancée qu'elle ne l'est généralement en France. VoiLà ce que je rois la vérité; je n'hésite pas à le dire, quelque désagréable qu'elle uisse être à entendre. Ce que j'ai dit plus haut sur l'influence que eut avoir le chirurgien sur la guérison de ses opérés et sur l'appaition plus ou moins fréquente de l'infection purulente et de l'éryipèle, permet de comprendre pourquoi je ne puis m'appuyer sur i statistique de la mortahté, pour apprécier la gravité relative des ivers procédés employés pour une même amputation.]

ARTICLE II

A.MPUTATI0N3 DANS LA CONTINUITÉ DES MKMBRES SUPÉRIEUUS. I. — Amputation «les phalanges.

La plupart des modernes n'admettent pour les phalanges que amputation dans l'article. J'établis en principe, au contraire, qu'il lUt garder des doigts le plus possible, et c'est pourquoi l'amputaon dans la continuité doit à peine jamais se faire par la stricte )plication des méthodes. Si une phalange a été écrasée, et qu'il îste des téguments qui la dépassent, on égalise le bout de Fos vec des ciseaux, et l'on applique dessus les téguments conservés, e quelque côté qu'ils viennent. Si les téguments sont couj)és aii lême niveau que l'os, il faut laisser à la cicatrisation le soin de is rapprocher assez pour recouvrir l'os ; si l'os les dépasse, je mo Jntentc de le diviser au niveau des téguments.

Si toutefois on avait des téguments en surabondance, comme ans le cas de carie articulaire, le meilleur procédé consisterait à aller un lambeau palmaire. A cet effet, la main portée en supifition, tous les doigts sains étant écartés, on prend un bistouri droit, , lame tournée à plat, le tranchant regardant le bout du doigt à

tfnpulcr, et on l'enfonce transversalement à la face palmaire de inière à raser la face antérieure de la phalange, et à en détacher plus de chair possible. On le fait ainsi marcher dans une étene de 12 millimètres environ, puis on relève le tranchant pour MALGAIGNE. — MÉD. OPÉU. 8" éJit. I. 29

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terminer le lambeau par une section semi-lunaire. On retourne h main,- on coupe carrément les téguments de la face dorsale à 1 ou 2 millimètres en f.vant de la base du lambeau, ou bien on 1 découpe en un Irès-petit lambeau semi-lunaire; la phalange* divisée ensuite soit avec une scie très-flne, soit avec des tenailli incisives; et le lambeau est appliqué sur l'os et maintenu par d bandelettes aggluiinatives.

Le mérite de ce procédé est de ne laisser aucune portion de cica Irice à la face palmaire.

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