DÉSARTICULATION DES PHALANGES
ARTICLE V
DES DÉSARTICULATIONS DU MEMBRE SUPÉtllEUR. . — Désarticulation des deux dernières phalanges.
Anatomie. — La direction des articulations est à peu près transevsale ; cependant la phalange supérieure présente deux condyles éparés par une gouttière, sur lesquels s'appliquent les deux cavités 6 la phalange inférieure séparées par une saillie, en sorte qu'il y
là une petite sinuosité formée de deux courbes latérales à conca-
FiG. 269
«apport lies articulations phalangiennos A' U' C avec hs plis Jo la ptaii A U C.
:té supérieure et d'une courbe médiane à concavité inférieure, lîtle sinuosité estnssez prononcée à la face dorsale poui' que le bisluri ne puisse pénétrer dans l'article avant d'avoir coupé lesligaents latéraux ; tandis qu'à la face palmaire il y entre à peu près plein tranchant. Il faut noter aussi qu'à la face dorsale, la phalan- :tte offre une saillie transversale do près de 2 millimètres de hau-
OPÉRATIONS GÉNÊRALKS.
leur, à laquelle s'insère le tendon extenseur; à l'articulation supérieure, la phalangine présente une saillie analogue, et encore \hu-. prononcée ; c'est au-dessus de cette saillie que se trouve l'interligne articulaire. Lisfranca donné un autre renseignement pour le découvrir : pour l'articulation de la phalangette, il se trouve au niveau du pli cutané de la face palmaire ; pour celle de la phalangine, àl millimètre au dessous du pli correspondant. J'ajouterai enfm que chez j l'adulte, quand les phalanges sont fléchies à 45° l'interligne e.-i généralement à 6 millimètres au-dessous de l'angle formé par l'extrémité de la première phalange, et à 1 millimètre seulement audessous de l'angle formé parla phalangine à l'articulation inférieure.
11 est à noter que, pour la phalangette du pouce, les rapports sont les mêmes que pour l'articulation phalange -phalanginienne des autres doigts.
On a appliqué à ces désarticulations la méthode circulaire et les divers procédés à lambeau. L'indication d'écarter la cicatrice le plu? loin possible de la face palmaire, est beaucoup mieux remplie pai; la formation d'un lambeau unique de ce côté. Lisfranc a régularise-' à cet effet deux procédés, selon qu'on attaque l'articulation par Iciface dorsale ou la face palmaire.
Fremicr x>rocédé de Lisfranc. Amputation de la phalangette. — La main tenue en pronation, les doigts sains écartés par un aide.H qui relève en même temps la peau du doigt malade, l'opérateui» saisit la phalangette avec le pouce et l'indicateur de la main gauchd placés en travers sur sa face palmaire et sa face dorsaje, et la flé-: cliit à angle de Zi5°. On a alors trois données pour reconnaître Un-: lerligne articulaire : 1° Il y a à la face dorsale une ride assez marquée de la peau; l'interligne se trouve à 1 millimètre au-dessous 2° il est également à 1 millimètre au-dessous du sommet de l'angli | formé par la flexion ; 3" enfm, si l'on cherche de chaque côté la ter ' minaison du pli de la face palmaire, c'est encore à 1 millimèlr au-dessous que se trouvera l'articulation.
On prend donc un bistouri droit en troisième position, et appli quant son talon perpendiculairement à la peau sur l'extrémité n connue de l'interligne articulaire, on taille de gauche à droite u: i Irès-petit lambeau semi-lunaire, qui finit à l'antre extrémité; d même coup on doit avoir divisé la capsule articulaire, sinon il fai: la chercher en se servant des uonnées indiquées; puis, sansessayr d'entrer dans l'articulation, on va à la recherche des ligameni