DÉSARTICULATION DES PHALANGES
Deuxième procédé de Lis f mm, — La main portée dans une forte upination, les doigts sains maintenus fléchis, le doigt malade au onlraire étendu, on plonge le bistouri à plat à la face antérieure le l'os, à 1 millimètre en avant du pli cutané palmaire pour la 'lialangette,,à la base même du pli pour la phalangine; après quoi, ^ lambeau taillé comme il a été dit pour l'amputation dans la con-
FiG. 272
DésiRTICULATKlN DE LA DEUXIÈME PHALANGE.
Deuxième procédé de Lisfrone.
luilé, on reporte le tranchant perpendiculairement à sa base, pour Tiser d'un seul coup le ligament antérieur et les ligaments latéux : et l'on termine en coupant au même niveau les tissus de la ce dorsale.
! V amputation), de la phalangette du pouce se fait exactement rame celle de la phalangipc et des autres doigts.
Appréciation. — Des deux procédés de î.isfranc, quand on 1(applique sur le cadavre et sur les doigts sains, le premier expoM davantage à manquer l'articulation et à taillader la base dulambeui palmaire ; l'autre tombe plus juste sur l'interligne articulaire, faii: un lambeau plus régulier, et n'offre que le léger inconvénient de laisser dons le lambeau un trop long bout du tendon fléchisseur, que l'on j eut au reste enlever d'un coup de ciseaux. Mais, sur li vivant, loi jqin l'amputation est nécessitée par quelque maladie, les plis cutancs se déplacent et perdent toute valeur ; le doigt m^me nd peut être mis dans l'extension nécessaire, et le premier procédé es de beaucoup le plus sûr. On lui donne aussi généralement la préférence ; l'autre pourrait cependant trouver son application dan quelques cas traumatiques.
L'amputation des phalanges est généralempnt fort bénigne ; su: Ik opérations pour causes traumatiques ou pathologiques, je n'a eu à noter qu'un cas de mort.