DÉSARTICULATION DES DOIGTS
Il petit doigt, en suivant exactement la rainure digito-palinaire ; t relève successivement chaque doigt pour suivre la marche u couteau, un aide soutenant les doigts à mesure qu'ils sont étachés.
Le procédé est le même pour la main gauche, le couteau mariant seulement en sens contraire, c'est-à-dire l'indicateur au etit doigt.
Fin. 277
AJU'L-TATIOX DUS QUATRE llUn>-|lîllS DOIGTS.
Rùsnltat.
Ce procédé servirait aussi bien à l'amputation de deux ou Irois tigts ; seulement il faudrait faire écarter les doigts sains par un ie, agir surtout de la pointe du bistouri pour former le lambeau irsal, et commencer et finir l'incision au niveau des articulations ouvrir. On faciliterait encore l'opération en mettant la main en pination, et incisant d'abord àlaface palmaire, suivant la rainure rectrice; puis on retournerait la main en pronation, pour tailler lambeau dorsal et détruire les articulations.
^° Incision circulaire. Procédé de Cornimu. — L'opnralion est vhée en trois temps : 1" La main placée en supination, l'opéraur saisit les quatre doigts avec sa main gauche, et fait sur la raiire digito-palmairc une incision demi-circulaire allant jusqu'aux • 2" i-a main est retournée en pronation; l'opérateur complète ncision circulaire à la face dorsale, au niveau de la commissure s doigts; divise toutes les parties molles, et pénètre dans les ariulations. 3" Il luxe les tètes des phalanges, et termine en count les ligaments latéraux et le ligament antérieur.
3° Incision elliptique. Procédé de Soupart. — La main placée en pronalion, le chirurgien fait une incision dorsale à convexidsupérieure, dont la partie moyenne monte jusqu'au niveau des articulations à ouvrir, et dont les extrémités aboutissent à la rainure digito-palmaire. Puis, retournant la main en supination, il fait une incision palmaire qui suit exactement cette rainure en se rattachant i aux extrémités de l'autre. Il dissèque le lambi'au, divise les tendons 1 fléchisseurs ; enfin, remettant la main en position moyenne, coupe les tendons extenseurs, et désarticule en faisant pénétrer le bis- i louri à plein tranchant par le côté radia', pour terminer par le côté I cubital.
Il est bien rare que l'on ait à amputer les quatre doigts à la fois. Mais, dans ce cas, la méthode à lambeau risque de laisser à nu le.-< têtes des deuxième et quatrième métacarpiens; les deux autres l'emportent donc à cet égard, et l'incision circulaire, ménageant mieux les téguments, réclamerait encore la préférence. Mais, si l'état des parties le permettait, une pratique bien supérieure, à mon avis, serait d'enlever chaque doigt isolément par l'incision en: I aquette ; on enlèverait ainsi à la plaie toute l'étendue fournie par ■ les commissures digitales respectées.
Dans mes recherches sur les hôpitaux de Paris, j'avais trouvé 13 amputations multiples des doigts, savoir : 7 de deux doigts, dont une pour deux doigts surnuméraires, 4 de trois doigts, 1 de quatre doigts à la même main, et une autre de quatre doigts, | dont deux à chaque main. Un seul opéré a succombé, celui qni avait perdu les quatre doigts à la même main.