II. — Des plaies par armes à feu
Les plaies par armes à feu, à part les complications qu'elles parlent avec les autres plaies, n'exigent par elles-mêmes qu'une iule opération, le débridernent. 11 ne saurait être question ici
la thérapeutique des fractures, des plaies articulaires et des eions si diverses causées par les projectiles.
Le débridernent, jadis trop prodigué, doit être limité aux cas iivants :
1° Quand la balle a traversé des tissus aponévroliques, et que s premiers signes de l'étranglement se montrent. '2° Quand la plaie a besoin d'être agrandie pour l'extraction des Tps étrangers, des esquilles d'os, ou la ligature des vaisseaux. 'C'est dans ces derniers cas seulement qu'il faut fendre tout le jet de la plaie, jusqu'au vaisseau à lier ou au corps étranger à traire. S'il ne s'agit que de faire cesser l'étranglement commenat, il suffit d'inciser les tissus fibreux qui le produisent. Voici d'ailleurs les règles générales :
1° Débrider parallèlement à l'axe du membre, en ménageant l'tout les vaisseaux et les nerfs.
OPÉRATIONS GÉNÉRALES
2° Diriger le bistouri avec le doigt ou la sonde cannelée, et faire agir de dedans en dehors : on se sert volontiers, dans ce ca du ténotome mousse.
3" Agrandir la plaie autant que possible du côté le plus décliv pour favoriser l'écoulement du pus.
6° Si les chairs sont bridées par des aponévroses, fendre cellesen long d'abord, puis en travers, et même, s'il est nécessaire, i étoile.
5° Prolonger l'incision dans toute l'étendue de l'étranglement. 6° Panser ensuite la plaie simplement, en évitant la réunion d i incisions par première intention.