III. — Des cicatrices trop étroites ou brides
On entend sous ce nom des cicatrices qui rapprochent des partie f trop éloignées pour qu'il y ait adhérence possible entre elles : pa ♦ exemple, quand la tête est incUnée sur l'épaule, l'épaule vers 1 ! hanche, les diverses brisures des membres fléchies ou étendues pa ces brides, etc.
Il y a deux grandes méthodes pour remédier à ces cas : l'une qi ' consiste à enlever toute la cicatrice et à réparer la perte de suk stance par l'autoplastie ; l'autre, plus ancienne, qui conserve et tenu à allonger la cicatrice même.
Procédé ordinaire. — On pratique sur un ou plusieurs points di la longueur de la bride des incisions qui la divisent en travers dam toute sa longueur et dans toute son épaisseur; puis on étend let parties dans une direction opposée à celle que la cicatrice leur avan donnée, et on les maintient écartées, soit à l'aide de la positioni soit au moyen de bandages ou de machines. Quand les parties son souples et extensibles, on les ramène sur-le-champ à la positioo qu'elles doivent garder pendant tout le traitement; si elles son roides, cette manœuvre pourrait produire des douleurs atroces, un inflammation violente, et même la gangrène. 11 vaut donc mieu procéder lentement et par degrés, et même, au lieu d'attelles ia flexibles, recourir à des ressorts élastiques qui procurent une eï tension douce et permanente à la fois.
On a essayé aussi de diviser la bride très-obliquement, de mai nière à .ivoir un petit lambeau de tissu cicatriciel tout consolidé qv[ s'appliquerait sur une partie de la plaie. Cela n'a pas d'inconvénient mais offre bien peu d'avantage.
On panse les plaies à plat, et l'on tâche de procurer la cicatrisa tion. S'il se forme de nouvelles brides, ce qui n'est pas rare, il faw les couper sans hésiter; précepte important, et qui seul assure 1 succès de l'opération.
Procédé d'Amussat. — Lorsqu'on a divisé une partie dont ok